Un blog Travellerspoint

Pérou

Cusco, Arequipa et Lima (par : Chloée)

semi-overcast 18 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

CUSCO
Cusco n’est pas la capitale du Pérou, mais c’est la ville la plus visitée parce que c’est l’entrée à Macchu Picchu et la Vallée Sacrée, où il y a tous les temples Incas. Cusco est une belle ville, mais il fait très froid car c’est en haute altitude.

Cusco est pleine de belles choses incas, comme la Pierre aux 12 angles : c’est une pierre qui a 12 angles (12 côtés), qui est dans un mur inca. Les 12 angles représentaient les 12 familles royales qui vivaient dans le temple. Les incas construisaient les murs légèrement penchés, car s’il y avait un tremblement de terre, ils ne tombaient pas. Aussi, ce qui aidait, c’est qu’avec une roche spéciale, ils polissaient les grosses pierres pour qu’elles soient lisses et comme ça, elles pouvaient glisser entre elles pendant un tremblement de terre et ne pas craquer. Les portes et les fenêtres étaient en trapèze, pour être plus solide pendant un tremblement de terre. Cusco est une zone de tremblements de terre, alors dans les édifices, il y avait des affiches qui disaient ‘zone de sécurité en cas de tremblement de terre’. Nous, on n’a pas rencontré un tremblement de terre…

Les choses que j’ai le plus aimé voir, c’était la Plaza San Blas qui est le plus vieux coin de la ville de Cusco. J’aimais la Plaza San Blas, parce que c’était un petit coin tranquille et à tous les dimanches, il y a un petit marché. J’ai aussi aimé le Qoricancha, car il y avait des ruines incas et une église Catholique par-dessus. Dans le temps des espagnols, ils avaient construit une église et il y a eu un tremblement de terre : l’église s’est effondrée, mais pas les murs incas. J'ai aussi beaucoup aimé les marchés d'artisanat de Cusco.

Sacsaywaman est un gros temple inca qui est juste en haut de la ville de Cusco. Ce que j’ai le plus aimé là, c’est qu’il y avait des glissades en pierre que les incas on naturellement trouvé là. Eux les utilisaient pour recueillir l’eau de pluie, mais maintenant, on peut les utiliser comme une glissade. Ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’on a marché dans un gros tunnel : le tunnel était tellement noir qu’on ne pouvait pas voir et il fallait se tenir un à l’autre. Il fallait mettre nos mains pour toucher les murs et ça faisait comme si on était aveugle. Dans les murs, il y avait une pierre qui pesait environ 130 tonnes. La pierre était comme trois fois plus grande que papa! De Cusco, on a aussi visité plusieurs ruines incas, comme Macchu Picchu et Moray.

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AREQUIPA
De Cusco, on est allé à Arequipa. Arequipa est la troisième plus grande ville du Pérou et ils l’appellent la Ville Blanche, car elle est faite avec de la pierre volcanique blanche. Arequipa est à 2300m d’altitude, 1000m de moins que Cusco, alors il fait plus chaud – environ 20oC. J’étais contente de retrouver la chaleur!

À Arequipa, on a visité le monastère Santa Catalina. Les filles qui rentraient au monastère ne pouvaient plus sortir. Elles commençaient à y rentrer à l’âge de 12 ans. À l’intérieur du monastère, il y avait des rues qui avaient le nom de villes d’Espagne, car c’était surtout les familles riches d’espagnols qui envoyaient leurs enfants dans ce monastère.

Quand on était à Arequipa, on a fait un trek de 3 jours pour aller au Colca Canyon, le canyon le plus profond au monde. Pour aller là, on a fait quelques arrêts : le premier arrêt, c’était une forêt de pierres. Ensuite, on est allé voir les vicunas; puis on a passé dans une vallée qui avait des millions de terrasses d’inca. Mon arrêt préféré était à la Cruz del Condor (croix des condors). C'était un point de vue pour observer les condors. On a descendu jusqu’en bas du Colca Canyon en marchant et ça nous a pris trois heures. Le sentier était dur : il y avait beaucoup de marches en pierre et il était long (6km) et à pic (on a descendu 1200m). Ce jour-là, on était chanceux parce qu’il n’a pas plu. On a fait du camping en bas du Colca Canyon : le jour il faisait chaud et on s’est baignés dans la piscine et le soir, c’était plus froid, mais on était quand même corrects. Pour ressortir du canyon, la montée était trop dure, alors on a pris une mule. Une mule est plus petite qu’un cheval, mais plus grande qu’un âne. Notre tour de mule était cool!

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LIMA
Lima, c’est la capitale du Pérou et elle a une population de 9 millions d’habitant. C’est une ville très polluée. À Lima, on a fait un ‘City Tour’. Un de mes arrêts préférés était les catacombes du Monastère San Francisco. Les catacombes, c’est où ils enterraient les morts en-dessous de l’église. Les scientifiques qu’il y avait environ 25 000 personnes qui ont été enterrés là. Dans les catacombes, il faisait noir, mais il y avait des lampes. Il y avait une pièce qui avait environ 40 boites de 10m3, qui étais remplie d’os de bras et de jambes. Dans une autre salle, il y avait un gros puis en forme de rond, qui mesurait 5m de diamètre et 10m de profond… rempli de crânes. Les catacombes étaient cools! On a aussi visité la Plaza Grande, où il y a une fontaine qui, le jour du Pisco, jette du Pisco au lieu de de l'eau (le Pisco c'est une sorte d'alcool!).

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Pour finir, on est allé un spectacle de son et lumières sur des fontaines. Ce parc est le parc avec le plus de fontaines géantes au monde. Ma préférée, c’était la fontaine arc-en-ciel : elle était faite comme en escalier, et chaque escalier avait une couleur de l’arc-en-ciel. J’ai aimé le spectacle de son et lumières : il y avait des belles choses, comme ils projetaient des images de fleurs et des lasers verts qui faisaient vraiment beau sur les fontaines. Dans ce parc, c’était la première fois du voyage qu’on a eu de la barbapapa… elle était bleue!

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Le Pérou était le fun. On a fait pleins d’activités spéciales.

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Posté par Abud Nantel 12:04 Archivé dans Pérou Tagué peru machu_picchu arequipa lima cusco Commentaires (3)

À Huacachina et Nasca, dans le désert (par : Arianne)

sunny 29 °C
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Pendant notre voyage au Pérou, on est allé à Huacachina et à Nasca, et après, on est retourné à Huacachina parce qu’on a tellement aimé ça.

HUACACHINA
Huacachina, c’est à côté de Ica. Au milieu de Huacachina, il y a un oasis. Un oasis, c’est un petit trou d’eau au milieu du désert. Avant, à Huacachina, il y avait 7 oasis mais maintenant, à cause des changements climatiques, il n’en reste qu’un. Maintenant, ils sont obligés de pomper de l’eau dans l’oasis pour maintenir le niveau de l’eau, parce que s’ils ne pompaient pas d’eau, il se pourrait qu’il n’y ait plus d’eau. C’est possible que dans 4 ou 5 ans, il n’y ait plus d’oasis à Huacachina… Je trouverait ça dommage, s’il n’y avait plus d’eau dans le désert de Huacachina.

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Autour de Huacachina, il a pleins de dunes de sable. À l’hôtel, où on était, il y avait une dune de sable juste à côté et nous l’avons montée – c’est très dur de monter une dune de sable! La dune était énorme à côté de notre hôtel! Elle mesurait à peu près 800m de haut!

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L’hôtel s’appelait El Huacachinero et il y avait une piscine, parce que là-bas, il fait très chaud, alors tous les hôtels avaient des piscines… sauf qu’elles étaient très froides! Quand on allait dans la piscine froide, ça faisait du bien, mais on ne restait jamais très longtemps dedans (parce que maman et papa trouvaient ça trop froid et ils ne voulaient pas toujours se baigner avec nous).

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À Huacachina, on a aussi fait du sandboarding. C’est comme du snowboarding, sauf qu’on est sur du sable et au lieu d’être debout sur la planche, on est couché dessus. Alain a essayé de descendre debout sur la planche, et il a dit que c’était pas comme la neige, c’était beaucoup plus lent… alors il n’arrêtait pas de tomber! Quand on descendait couché, c’était beaucoup plus vite – c’était comme si on glissait sur la neige, sauf qu’on était sur une planche qui ressemble à une snowboard. Il fallait mettre des lunettes de soleil pour que le sable ne revole pas dans nos yeux et quand on glissait, défois, on mangeait du sable parce qu’on allait tellement vite et que les côtes longues.

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Pour monter les côtes, on était avec un tour qui nous montait en ‘dune buggy’ : le dune buggy, ça a un gros moteur et des grosses roues. Le chauffeur nous conduisait vite, très, très vite. Il montait les grosses pentes et ensuite, on descendait les grosses pentes. Ça faisait penser à un manège!

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NASCA
À Nasca, on est allé voir les ‘lignes de Nasca’. Les lignes de Nasca, ce sont des dessins dans le sable et ils sont tellement gros que pour les voir, il faut voler en avion. Il y a aussi une tour sur l’autoroute pour les regarder, mais on en voit juste deux et on les voit mal. Nous on a fait l’avion et on a vu plusieurs figures. Des fois on les voyait bien, des fois on les voyait mal. Par exemple, on a vu un singe, un colibri, des mains, un arbre, un bébé condor. L’avion faisait souvent des tournants pour que les deux côtés puissent voir. Nous, on était tous seuls dans notre avion parce que c’est des avions de quatre, avec le pilote et le copilote. Ça donnait un peu mal au cœur, mais j’ai aimé ça parce que c’ est encore un des mystères de la planète.

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Après les lignes de Nasca, on est allé à un cimetière ancien qui s’appelle Chauchilla. Moi, j’ai pas aimé ça parce que j’aime pas ça les momies en général. Mais Chloée, Maman et Papa ont adoré ça.

Après, on est allé voir comment ils faisaient la poterie et comment ils faisaient l’or. Pour faire l’or, ils utilisent environ 2kg de mercure – le mercure, c’est du métal liquide qui est très, très dangereux pour l’environnement.

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Après, on est retourné à Huacachina, mais pas même au hôtel. Cette fois-ci, l’hôtel s’appelait Hostal Curasi. On a refait du sandboarding parce qu’on a beaucoup aimé ça.

C’était très amusant, sauf pour les momies!

Posté par Abud Nantel 09:07 Archivé dans Pérou Tagué peru nasca huacachina ica Commentaires (2)

Le désert pour dessert… (par : Manon)

sunny 29 °C
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L’avion se pose à l’aéroport international de Callao et notre chauffeur (un autre des bénéfices associé au programme de Peru’s Challenge) nous mène jusqu’à notre hôtel (El Faro), dans le quartier Miraflores, 45 minutes plus loin, en passant par une panoplie de quartiers hétéroclites : industriel, commerçant, classe moyenne, délabré, cossu… C’est que Lima, c’est grand. Très grand. La ville compte 9 millions d’habitants et 43 districts qui agissent comme 43 petites villes, chacune avec son propre maire, son conseil municipal et le pouvoir de prélever des impôts. Au-dessus de tout cela, la métropole compte aussi un supra-conseil municipal, mené par Madame la mairesse Susana Villarán de La Puente.

C’est ici, le 18 janvier 1535, que Francisco Pizarro a décidé de fonder sa capitale du Nouveau Monde… Cusco, capitale des Incas, perdue dans les montagnes, ne lui était d’aucune utilité : il avait besoin d’un port de mer pour faire partir toutes les richesses qu’il accumulait vers la mère patrie. Il l’a baptisée ‘Ciudad de los Reyes’ – en l’honneur des rois mages, dont c’était la fête au début janvier, mais c’est le patronyme indigène de l’endroit qui a collé : Limaq, qui deviendra Lima.

C’est un lieu particulier : la terre est riche et fertile, et trois rivières irriguent la plaine. Les indigènes (les cultures Maranga et Lima, entre autres) ont développé un vaste système agricole et on retrouve d’imposantes pyramides religieuses et funèbres dans la région, incluant un important complexe archéologique en plein cœur du quartier huppé de Miraflores (les pyramides de Huaca Pucclana). À une trentaine de kilomètres au sud de Lima, on trouve l’énorme centre cérémonial Pachacamac (que nous devrons revenir visiter un jour…).

Nous n’avons passé qu’une journée ici à notre arrivée, ce qui nous a donné le temps de faire le ‘City Tour’ (offert par Peru’s Challenge), avec le groupe de bénévoles qui allaient prendre notre place au Volunteer House pour le mois de mai. C’était bien sympathique de faire leur connaissance et de partager nos histoires de Cusco, tout en découvrant certains endroits mythiques de Lima avec eux :

- la Plaza Mayor, bordée par les trois grands pouvoirs de la Nation – le Palais Présidentiel, la Cathédrale et le Palais Épiscopal, et l’Hôtel de ville;

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- l’hôtel Gran Bolivar, où l’on aurait inventé le Pisco Sour, cocktail national du Pérou (quoiqu’en pensent les Chiliens qui réclament aussi le monopole de cette boisson);

- la fontaine de la Plaza Mayor, où, à chaque année, l’eau est remplacée par quelques 1300 litres de Pisco distribué gratuitement aux fidèles en l’honneur de la journée nationale du Pisco;

- la Plaza San Martin, où un sculpteur étranger a mal compris la commande qu’on lui passait : sur la statue à l’effigie de la Nation, il a mis un llama (la bête) au lieu de la ‘flama’ (une flamme) qu’on lui avait commandée;

- l’hôtel Français, un véritable Château de Moulinsart construit au 19e siècle pour encourager les riches à vivre en appartement plutôt que dans des maisons particulières;

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- les catacombes du Monasterio San Francisco, où reposent les os de quelques 25 000 fidèles qui croyaient arriver au ciel plus vite si ils étaient enterrés dans les entrailles de Notre Sainte Mère l’Église…

Et, bien entendu, les grandes artères, les musées, les édifices coloniaux... Et le ceviche!! La ville dans son ensemble n’est pas particulièrement jolie – peut-être car elle est si immense – mais son centre et le quartier historique valent certainement le détour.

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On se serait attendu à ce qu’une ville de cette taille soit entourée de vastes vallées verdoyantes, semblables à celles que nous avons vu à Cusco. Mais non. Le saviez-vous? Lima est la deuxième plus grande ville bâtie dans le désert – la plus grande étant Le Caire, en Égypte. Toute la côte du Pérou, et particulièrement la partie sud du pays, est aride et sèche comme la peau des momies millénaires que nous avons vues à Nasca…

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Le lendemain matin, nous sommes partis en bus vers Ica (environ 4,5 heures de Lima) et n’avons eu de cesse de nous émerveiller devant l’aridité du paysage. D’un côté, les vagues d’aciers du Pacifique, coiffées de leurs écharpes de mousseline blanche; de l’autre, de vastes étendues de sable doré contre un ciel d’azur. Et plus nous nous éloignons de Lima, plus le paysage devient désertique : le sable s’accumule en dunes qui cachent la mer, le soleil fait rôtir la terre qui semble vouloir s’évaporer… et tout à coup, ici et là, de vastes champs de vignes verdoyants! Bien que la terre soit aride et qu’il ne pleuve que quelques heures par années (!!), il ne faut que quelques gouttes d’eau pour faire fleurir tout ce qu’on plante ici : vignes, artichauts, asperges… La région de Pisco est couvertes de vignes qui ont fait sa renommée.

Nous arrivons à Ica et sautons dans un taxi qui nous amène à l’oasis de Huacachina (Hotel El Huacachinero), à environ 7km de la ville. Fermez les yeux et imaginez un oasis… Peut-être voyez-vous un petit lac scintillant, entouré de palmiers, perdu au milieu de dunes de sable qui s’étendent à perte de vue sous un ciel bleu? Eh bien, voilà : Huacachina. Je ne croyais pas que ce genre d’endroit existait à l’extérieur des contes des milles et une nuit… Les dunes sont si hautes que les quelques édifices qui entourent l’oasis ont l’air de maisons de poupées. Et les couleurs sont si pures! Magique.

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Mais nous sommes venus ici avec un but bien particulier : celui de faire du sandboarding. Les paysages, c’était un bonus inespéré! Alors vers 16h30, nous sommes partis dans le ‘Green Buggy’ de l’hôtel El Huacachinero, pour une randonnée exhilarante dans les dunes… Wow! Notre chauffeur, un gros nounours impassible, nous fait gravir les dunes à toute allure et redescendre de l’autre côté, style montagnes russes. Ça monte, ça descend, ça tourne… l’air est doux et chaud, la lumière de la fin du jour est dorée, et on a l’impression d’être au bout du monde. On crie de plaisir à chaque bosse!

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Et puis, on s’arrête en haut d’une dune pour la pièce de résistance : le sandboarding. Activité inspirée du snowboarding, mais qui se pratique sur le sable… Pour les experts, on se met debout sur la planche et on descend avec grâce et élégance (Alain vous dira que même si l’équipement est le même, la technique et l’expérience sur le sable diffèrent de celles sur la neige!); pour le commun des mortels, on se couche sur la planche et on descend sur le ventre, comme quand on va glisser sur les collines de neige chez nous… Trop cool!! Non mais vraiment… trop, trop cool! On s’est éclatés sans bon sang. Et ça va vite! Vraiment vite! Et les dunes sont hautes… vraiment hautes! Et pour ceux qui s’inquiètent de notre sécurité : ne vous en faite pas, tout est fait dans les règles de l’art.

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Et pour finir, coucher de soleil sur la dune… Franchement, je ne sais pas ce qu’on a fait pour mériter tout ce bonheur, mais nous apprécions chaque seconde qui nous est donnée!

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Le lendemain matin, nous décidons de partir pour Nasca, à environ 2,5 heures de bus. Là, ce sont les fameuses ‘lignes de Nasca’ qui nous attirent : des géoglyphes gigantesques (les plus grands atteignent plusieurs centaines de mètres de longueur), tracés dans les plaines rocheuses, par une culture maintenant disparue… C’est le genre de truc que j’avais sur ma liste de choses à voir depuis des décennies. Il faut dire que nous avons hésité longuement avant d’y aller, car de nombreux voyageurs nous ont dit que ça ne valait pas nécessairement le prix, que les chances de régurgiter son souper dans l’avion sont très élevées, que ce n’était pas sécuritaire… Mais qu’il soit dit qu’en ce qui concerne notre expérience, tout cela est archi-faux! Il y a quelques années, quelques opérateurs irresponsables ont causé divers accidents sur les lignes, alors le gouvernement du Pérou a resserré la vis et il ne reste plus que quelques compagnies qui offrent un service sécuritaire et professionnel. Nous sommes partis dans un petit Cessna vers 7h10, et pendant 35 minutes, nous avons été émerveillés par la magie des géoglyphes, sous un ciel d’azur... sans problèmes de mal de l’air. Franchement, c’est vraiment quelque chose à voir…

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Notre hôte et gentil organisateur Lucho, de l’Hospedaje Yamaya à Nasca, nous avait fortement conseillé de ne pas manger avant le vol (question d’avoir l’estomac un peu plus stable), alors nous sommes rentrés à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner. Ensuite, nous sommes partis avec un guide vers le cimetière de Chauchilla, où reposent des momies millénaires…

Ce cimetière est sis dans une vaste plaine aride, au pied de montagnes non moins arides, en vue du Cerro Blanco, montagne sacrée des Nascas et à 2800m, la plus haute dune de sable d’Amérique et possiblement du monde. Il a été redécouvert vers 1920, mais avait déjà été largement dévalisé par les ‘huaqueros’ (cambrioleurs de tombeau), tout comme des centaines de cimetières semblables dans les vallées environnantes. Ce n’est qu’en 1997 que les os et artéfacts de Chauchilla ont été replacés dans les tombeaux originaux et que le gouvernment du Pérou a mis en place les moyens pour protéger la douzaine de tombes qui étaient demeurées intactes. La valeur archéologique de ce site est inestimable : les momies datent de 200 à 900 ap. J.-C., et sont parfaitement intactes : les tissus arborent encore leurs couleurs, certaines momies portent de longues tresses noires (la longueur de la tresse témoignait du rang d’un individu, et à en juger par la longueur de certaines, il y avait ici des nobles ou des prêtres), elles sont encore emmaillotées en position fœtale. Et c’est là, juste à vos pieds, dans une fausse de briques d’adobe, en plein cœur du désert… Hallucinant.

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Autour des momies, on retrouve aussi des fragments de poterie laissés derrière par les huaqueros – ce qui est assez rare car la poterie Nasca est l’une des poteries polychromes les plus anciennes au monde, et a donc une très grande valeur au marché noir. Fait étonnant : notre guide nous a ensuite fait visité une fabrique où l’on crée de fidèles copies ce cette poterie, en utilisant les techniques et motifs traditionnels. Que ce soit pour mouler la terre, la peindre ou la cuire, la technique est presqu’exactement la même que celle que nous a enseigné notre amie de Santa Ana en Équateur… Ce fut, pendant longtemps, le même empire!

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Nasca vit en grande partie du tourisme associé aux géoglyphes, mais c’est une petite ville qui a définitivement une allure de Far West : l’air est sec, les gens ont survécu ici des millénaires dans des conditions impossibles (il pleut en moyenne une à deux heures par année et encore aujourd’hui, les fermiers utilisent les aqueducs construits par les Nascas il y a plus de 1000 ans pour irriguer leurs champs!!), et les chercheurs d’or ratissent les montagnes pour trouver LE filon et faire fortune… ou simplement, pour gagner quelques sous afin de sortir leur famille de la misère. Nous avons visité un atelier où les chercheurs d’or individuels peuvent venir raffiner leur or à la manière ‘artisanale’, moyennant une commission au propriétaire : un endroit où on leur fournit une meule pour moudre les kilos de pierres qu’ils ont extrait de la montagne au pic et à la pelle, et qu’ils ont transporté des kilomètres sur leur dos pour en arriver là; un bain de mercure, agiter par quelqu’un qui se met debout sur un balancier qui agite l’eau, pour séparer l’or des autres minéraux… Exactement comme on le faisait pendant la ruée vers l’or du Klondike.

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Et pour finir cette journée bien remplie? Nous sommes remontés sur le bus vers midi afin de revenir à Huacachina, juste à temps pour une autre sortie de sandboarding et dune buggy vers 16h30. Ouf!

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Et le lendemain, nous sommes repartis pour Lima, pour notre dernière journée au Pérou : ballade dans la vieille ville et dans les rues commerciales piétonnières bondées de monde; procession en l’honneur du 50e anniversaire de la canonisation de San Martin de Porres (avec Santa Rosa de Lima, c’est l’un des seuls saints né en terre péruvienne et une passante s’est empressée de me raconter tous les miracles qu’il avait réalisé rien que pour elle, alors imaginez pour le peuple péruvien tout entier…) et pour finir, spectacle de sons et lumières aux fontaines du Parque de la Reserva (qui détient le Record Guinness pour le plus grand ‘complexe de fontaines’), sous la Super Lune qui brillait de tous ses feux…

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Une soirée magique, pour clore le troisième et avant-dernier volet de ce voyage plein de magie.

Posté par Abud Nantel 13:53 Archivé dans Pérou Tagué peru lima nasca huacachina ica Commentaires (2)

Montage Vidéo du Pérou

sunny 14 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

Voici les montages vidéos de la portion Pérou de notre voyage : Le Pérou partie 1 et 2.

Au plaisir,

Arianne, Chloée, Manon et Alain

Posté par Abud Nantel 12:30 Archivé dans Pérou Commentaires (0)

Peru’s Challenge (by : Manon)

semi-overcast 17 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

It feels as though it was a long time ago that we sat at our computer, with a steaming cup of tea during a cold winter night, aimlessly wandering the web in search of family-friendly volunteering opportunities in Peru. Suddenly, we stumbled upon Peru’s Challenge: an “all-inclusive” volunteering package that seemed to offer it all… Working with Peru’s poorest children, touring all the “must-see” sites around Cusco, and accommodation in their “Volunteer House” with like-minded folks from around the world…

We thought that at as we neared the end of our 9-month trip, settling down somewhere for one month might do us good… and right we were. When we walked into the Volunteer House and into the warm embrace of the Peru’s Challenge team, it almost felt like coming home. And the Welcome Dinner at yummy Tunupa's made us feel like kings and queens! Peru is reputed to be South America's gastronomic highlight, and I would have to agree... The food everywhere is delicious and plentiful.

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We settled into the volunteer house, in Larapa: a nice, safe, middle-class suburb of Cusco which is located approximately 30 minutes from the historic center by “collectivo” – small, white vans that bear names like “Batman” and “Correcamino” who collect passengers for less than a quarter and who are designed to make anyone who measures more than 1.5m feel like a giant.

The Volunteer House is divided into three apartments, so the Auzzies had the largest apartment on the main floor, while we shared the upstairs apartment with Karin (and Mats, her visiting partner), from Sweden. The girls were given the “penthouse” room – a large, sunlit attic room just for them! Each apartment has it own kitchen, computer and living room, affording us the much appreciated feeling of being in a home rather than a hotel room.

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But perhaps the best feature of the house was the offer made by Santusa, our lovely housekeeper, that she cook lunch for us everyday providing we funded the groceries through a communal kitty. Aside from being a warm, loving and generous woman, Santusa is undoubtedly the best cook in all of Peru! Everyday, when we returned from workday at the school, we rushed into the house like famished schoolchildren yelling “what’s for lunch Santusa?” and always found something delicious and homey waiting for us on the table… Even on her days off, she cooked pies and cakes for us, for the sheer pleasure of it! She even prepared traditional alpaca... and cuy (roasted guinea pig - one of Peru's most traditional dishes and source of protein), for those who didn't have pet guinea pigs when they were kids!

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Once again, we were blessed with wonderful companions for this month: our motley crew of 20-30-40’somethings immediately “clicked” and we fell into a fun and comfortable routine together… Under the kind guidance of our hosts Selvi (Peruvian co-founder of Peru’s Challenge) and Gerry (Australian uber-volunteer who is now the program’s volunteer manager).

Peru’s Challenge works with the poorest communities in the Cusco area, with a view to providing elementary education to their children. The time and money provided by volunteers go towards building schools, which become the heart and soul of the community. The program funds the construction of the school buildings, and often pays for the teachers as well. Once the community buys into the program, they often expand their activities to support the community’s needs: they have built chimneys in homes to alleviate respiratory illnesses caused by the smoke of kitchen fires; they have built irrigation systems to bring the water of mountain springs to fields and houses, allowing farmers to extend their farming season and bringing running water to the community; they have built workshops (talleres) where the village mothers and children can learn various crafts, which they can then sell at markets and to visiting tourists and volunteers (many women now earn more money this way than their husbands do by selling produce at the market); they have built greenhouse where the community can grow flowers that are sold at local markets to help fund the operation of the school.

They work in partnership with the community, which requires time and patience – these communities have often been promised help which never came, so gaining their trust is the first and most important step of the journey. Peru’s Challenge has been active in the area for some seven years, and they have built a solid reputation with both the communities they help and the local authorities (before initiating a new project, they now enter in an agreement with the local education authorities and communities who commit to taking over the project once Peru’s Challenge withdraws). They have been involved in a number of communities around Cusco and in the Sacred Valley, and every time, they have made a real difference.

Our month here was spent working with the community of Pumamarca, a 25 minute car ride up the mountain from the Volunteer House. This is one of Peru’s Challenge longest-running projects – they have been here for 5 years – and this will their last year here. Next year, they will hand over administration of the school to the community and the local board of education.

The impact of Peru’s Challenge here has been incredible: when they first arrived, the school consisted of a small mud brick building with an earthen floor and no windows, where less than 30 children sporadically showed up. Five years later, the school is comprised of 7 classrooms (2 kindergarden groups, grade 1, grade 2, grades 3 and 4, grade 5 and grade 6), a well equipped computer lab, a library, a kitchen, a bread oven, a full complement of physical education equipment, outdoor play structures, and covered tables for outside activities. The buildings are clean, painted bright blue, and decorated with murals painted by the children and volunteers. Moreover, the school has four greenhouses of its own, where the schoolchildren harvest vegetables that are used to provide them with their daily mid-day meal. More than three-quarters of the village children attend school on a full-time basis.

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Our tasks for the month consisted of three things:
- Teaching: we taught English, Art, Physical Education and Computers in every class. Building on our experience in Ecuador, Alain and I also spent a few classes teaching the Grades 5 and 6 the very popular art of bracelet-making… They loved it!

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- Hygiene: the air here is so dry, the daytime sun so hot, and the nights so cold that the children’s hands and faces are often chafed and burnt. During hygiene time, after recess, we oversaw the ritual of nose-blowing, hand-washing and applying cream to their faces and hands. This was followed by the distribution of a multi-vitamin and a fruit to each child, with the odd “saying please and thank you in English” thrown in for good measure.

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- Construction: we worked on the construction of a fifth mud-brick greenhouse, where the children will grow flowers that will help fund the ongoing operation of the school. The small, wiry Rufino from the nearby community of Quillahuata was our foreman and resident expert on everything to do with mud-brick construction – clearing the land of weeds and rocks; digging and pouring the cement foundation; hauling the (very heavy!) mud bricks uphill, over 500m, to our construction site (we could move three bricks at a time in a wheelbarrow pulled by two people… until a truck showed up to move the rest of them, thank God!); mixing red mud to use as mortar; laying and mortaring the bricks, row upon row.

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Every morning, we rose early with the girls to do an hour of homework before being picked up by either Memo (Peru’s Challenge handyman and driver) or Selvi at 9:30am, in order to get to the Pumamarca school by 9:45am. There, we rotated through teaching, construction and hygiene, according to the daily schedule laid out by Gerry. Alain spent a bit more time on construction, while I spent a bit more time in the classroom, and the girls joined whomever they pleased. By the end of the month, we were beginning to feel “settled in” here as well… We new many of the kids by name, they greeted us every morning with a loud and cheery “goooooood morning teaaaaacheeeeer!”, and we could see them learn and integrate the tidbits we taught them each week. Despite the challenges posed by the lack of continuity from one volunteer group to another, every grain of knowledge that is planted here bears fruit – and the children are avid learners. They were always eager to try anything we proposed, always proud to show us that they remembered what we taught them the preceding week. Nothing here is taking for granted.

And it seems that the last few days are always the best, no matter where we go, because this is always when the girls completely led their guard down…

By the time we left, the greenhouse had begun to look like an actual building, with a solid concrete foundation and walls approximately 1m high (many, many more mud bricks await the next group of volunteers!). Once we got to the mixing mud and mortaring part of this project, Chloée jumped in with both feet… literally! She loved to lay the mud and worked diligently, providing great help to the adults who were laying the bricks. She could be seen smiling, with a trace of mud on her nose, sparkling eyes and her hair up in a messy bun, chatting away in Spanish with Rufino. Sadly, she missed the last day of construction because she fell ill (but was quickly back on her feet thanks to the good advice of the indefatigable Dr Victor) – which meant she missed the big mud fight instigated by her dad! The whole team came home that day looking like a troop of red-skin Indians!

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Both girls also helped out in the classroom, and were particularly fond of the grades 1 and 2. Tiny and loving, they won everyone over with their spontaneous hugs and sweet giggles. Arianne thoroughly enjoyed this part and as the weeks progressed, her shyness gradually gave way to a natural motherly instinct. It was adorable to see her help the children with bracelet-making, computer exercises, and art projects. Even when we weren’t teaching, she wander off and help out other volunteers in their classrooms. On our last day, the grade 2 teacher had to leave and his group of 6 students were left to themselves. I took over the group for a short while with Arianne, but then had to move on to another class – Arianne volunteered to take care of the group who was to complete an assignment left by their teacher. She took care of them on her own for over an hour! When I checked in on her, she had all six of them hard at work and was roaming from desk to desk, congratulating them on their work and giving them a hand with their assignment. The kids adored her, and kept showering with big hugs.

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And because it was our last day, we were treated to a touching send-off by the whole school. They lined up in front of us, by grade, standing proud and tall in their blue school jersey, and each class send a representative to give each one of us a lovely hand-made card and a bouquet of beautiful flowers from the Pumamarca gardens. Two of the boys climbed on the platform to take the microphone and read out loud the message their class had prepared for Chloée and Arianne. And then, one by one, they filed pass us to give us a parting hug. Many had made another card for one of us or brought extra flowers, which they gave us with a shy smile and a loving hug. The tough grade 6 girls who seemed to cool to be bothered with anything asked (repeatedly!) if I would be their “graduation godmother”. One grade 5 boy whom I particularly liked handed me a single wild-flower which he had picked for me. Another looked at me with his dark, serious eyes and simply said: “gracias amiga por ser tan buena persona” (thank you my friend for being such a good person). Needless to say, I was crying like a baby…

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We made wonderful friends on this journey, discovered magical places, and learned so much about Peru and its people. But the most memorable part of this experience will undoubtedly be the smiles and hugs of the children of Pumamarca. Despite knowing that we would soon be leaving them (and how often to they have to say goodbye to people they have grown to love!?!), they opened their hearts to us and showered us with unconditional love. Because their life can be so harsh at times, they have learned what so many of us tend to forget: live the here and now to the fullest, be grateful for whatever small goodness life sends your way, and never take anything for granted.

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Posté par Abud Nantel 10:33 Archivé dans Pérou Tagué peru cusco peru's_challenge Commentaires (3)

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