Un blog Travellerspoint

avril 2012

Lac Titicaca (par : Manon)

sunny 15 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

Il y a de ces lieux mythiques dont le seul nom évoque toutes sortes d’images féériques et le Pérou en compte plusieurs : Macchu Picchu, les plaines de Nasca, le lac Titicaca… autant d’entrées sur notre liste de choses à faire avant de quitter la terre des Incas!

Le lendemain de notre retour de la jungle, nous sommes donc partis en direction du lac Titicaca en ‘bus touristico’, c’est-à-dire un gros bus de luxe, aux sièges rembourrés, qui fait le trajet entre Cusco et Puno (aux abords du lac) en faisant de brefs arrêts à divers sites d’intérêt en cours de route…

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Excellente façon de voyager! Chloée vous a raconté le parcours, alors je ne note que deux choses :

- Primo : les Incas étaient des urbanistes hors paires… Le site de Raqchi, bien qu’assez petit, laisse entrevoir tout le génie de leur œuvre. Des murs d’adobe (briques de boue séchées) mesurant plus de 13m et datant de plus de 600 ans ont survécu aux intempéries et aux tremblements de terre; les édifices sont parfaitement alignés, de façon à ce que le soleil de midi éclaire précisément l’allée centrale du complexe; des centaines de structures rondes entourent le site, où l’on entreposait de la nourriture pour soutenir la région en temps de famine ou de guerre. Tous les édifices semblent émerger de la terre, leurs briques aussi rouges et fraiches que les falaises que nous voyons au loin. Avec le bleu du ciel, le vert des champs, et le jaune, l’orange et le rose de centaines de fleurs sauvages, nous avons devant nous le plus bel exemple d’une roue de couleurs… Notre guide cueille une petite plante verte, la muna (cousine proche de la menthe), et explique que ses feuilles ont des propriétés déshydratantes : on les utilisait pour préserver la nourriture… et les momies!

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- Segundo : les conquistadors espagnols du 16e siècle étaient un peu mégalomanes et pas cools du tout avec les peuples conquis. Nous nous sommes arrêtés à Andahuaylillas, minuscule village perdu au milieu de nulle part, pour visiter une église que l’on surnomme ‘la Chapelle Sixtine des Andes’… Il faut voir ça. Elle est très ancienne et en piètre état, mais les fresques et peintures qui ornent chaque centimètre carré de son intérieur sont fort jolies. Il est intéressant de noter que les fresques murales ont été peintes par des artistes indigènes anonymes, alors que les tableaux sont pour la plupart venus d’Europe (on pense que l’un d’entre eux pourrait même être un original de Murillo). Le maître hôtel est de cèdre, laminé en or, et du baroque le plus baroque qui soit… et pourquoi une église de cette richesse ici? Vous l’aurez devinez :Andahuaylillas était un site cérémonial important pour les Incas, alors les espagnols se sont empressés de détruite leur temple pour le remplacer par une super église où les indigènes pourraient venir écouter la Bonne Nouvelle… Bonne nouvelle en effet, que de se faire envahir ainsi, non?

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Nous somme arrivés à Puno en fin de journée, alors que le soleil couchant peignait de bleu et d’or le lac Titicaca. Puno est construit à flanc de montagne, devant une grande baie du lac – d’ici on ne peut donc pas pleinement apprécier la taille de cette étendue d’eau, le plus haut lac navigable au monde, qui fait environ 190 km de long, par 80 km de large, et qui peut atteindre jusqu’à 225m de profondeur.

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On nous avait averti que Puno, c’était plutôt ordinaire… C’est vrai qu’elle n’est pas particulièrement jolie, mais son dynamisme compense largement pour son manque d’esthétisme. Les rues sont grouillantes de monde, incluant une bonne proportion de femmes en costumes traditionnels; les petits moto-taxis sillonnent les rues en klaxonnant comme autant de moustiques bleus; les boutiques et les restaurants abondent sur la calle Lima, artère piétonnière principale du centre-ville. Ça bouge! Et nous sommes en altitude ici – il fait un froid de canard la nuit!

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Cependant, le but de notre voyage ici n’est pas de visiter Puno mais de passer 24 heures sur les iles Uros : iles flottantes construites par le peuple Aymara dans la baie de Puno, où il vivent encore aujourd’hui (on compte plus de 60 iles flottantes, sur lesquelles vivent quelques 300 familles ou 2000 personnes). La matière première des Uros, c’est le ‘totora’ – une sorte de joncs qui poussent sur les berges du lac – et que les Aymaras utilisent pour construire leurs iles, leurs maisons, leurs bateaux, leurs meubles, leurs chapeaux… Conceptuellement, on imagine mal de quoi ça peut bien avoir l’air…

Nous avons donc pris rendez-vous avec les résidents de l’ile Q’hantati (‘aurore’ en Aymara), qui sont venus nous prendre au quai vers 10h pour nous emmener sur leur ile. Papa Victor et son futur gendre Abraham nous attendaient au quai dans leurs petites barques en bois, teint basané sous un chapeau traditionnel en joncs tressés et grand sourire aux lèvres… Avec un autre couple (une Roumaine et un Polonais), ils nous on tranquillement menés vers leur ile en passant par d’étroit sillons tracés par leurs bateaux dans les totoras.

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Comment d’écrire notre première impression des Uros? Un éclat doré au milieu des eaux lisses comme un miroir? Le totora séché a l’allure de la paille… On dirait que le deuxième des trois petits cochons a élu domicile ici, et que plusieurs copains se sont joints à lui! TOUT est fait de totora. TOUT!!

Nous débarquons sur l’ile et sommes sidérés par la beauté et la qualité des infrastructures : des maisonnettes individuelles en totora pour les visiteurs; des arches de totora décorés de fleurs; une salle commune en totora, avec meubles en totora; et bien sûr, le sol en totora… Le ciel est d’un bleu azur et le soleil brille de tous ses feux, et tout cela brille comme de l’or. C’est absolument splendide – et tout à fait dépaysant. Nous passons la journée et la soirée sur l’ile avec la famille de Victor, qui nous fait découvrir les secrets de leur vie : l’histoire des Aymaras, leurs techniques de fabrication, la mythologie du lac Titicaca (‘puma de pierre’, en Aymara). En fin de journée, Maman Cristina et sa fille Maribel nous font revêtir leurs costumes traditionnels pour une session de photos (très rigolo!) et nous partons ensuite en bateau de totora pour tendre les filets avec Victor et Abraham. Au retour, nous nous retrouvons autour d’un excellent repas dans la salle commune, avec nos compagnons pour la nuit : le couple Roumain-Polonais, et un couple de français (Cristina nous explique qu’ils ont reçu des appuis du Ministère du tourisme, pour apprendre à cuisiner aux goûts des touristes – elle a de toute évidence bien appris ses leçons!).

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Le soleil descend doucement sur le lac et tout est paisible… Nous ressentons tous une grande quiétude et nous prosternons en silence devant tant de beautés.

Quel contraste quand vient la nuit! Après la chaleur dorée du jour, la froidure argentée de la nuit… On gèle!! Mais c’est magique, sous les étoiles… Et Cristina pense à tout : une bouillotte bien chaude nous attend sous les épaisses couvertures quand nous nous glissons dans notre lit (les couvertures de laines sont si lourdes qu’on arrive à peine à se retourner dans le lit!). Sans compter que le totora isole bien, et nous sommes très confortables dans notre jolie maisonnette, tendue de tissus multicolores. C’est féérique.

Le lendemain matin, avant déjeuner, nous repartons en bateau avec Victor et Abraham pour récupérer les files : 35 petits poissons qui ferons une bonne soupe pour la famille au dîner et la lumière pure du petit matin qui peint le paysage dans les plus belles teintes d’or, de bleu et de rose. Encore une fois, féérique.

Perou, lac Titicaca, iles Uros

Perou, lac Titicaca, iles Uros

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Il ne nous reste qu’une journée sur le lac, alors nous décidons de pousser un peu plus loin pour aller visiter l’ile de Taquile : avec l’ile d’Amantani un peu plus loin, ces deux iles rocailleuses (des iles ‘naturelles’, dit-on ici) on un patrimoine et une culture tout à fait différents : alors que la région (tant du côté Péruvien que du côté Bolivien) est dominée par la culture Aymara, les habitants de ces deux iles (ainsi qu’une péninsule voisine) parlent le Quechua, langue des Incas – on pense que les Incas auraient établis des postes militaires ou administratifs sur ces trois sites et que les habitants d’aujourd’hui sont très probablement leurs descendants.

Bien que Taquile vaille le détour, nous avons commis une erreur stratégique : au lieu de monter à bord du ‘fast ferry’ venant de la ville, nous sommes montés à bord d’un bateau qui venait à Q’hantati prendre le couple de français, dans le cadre d’un voyage organisé… Dieu que ce bateau était LENT!! Nous avons mis plus de deux heures à nous rendre à Taquile – dans un bateau qui puait le diesel et qui tanguait follement sur les grosses vagues au milieu du lac – ce qui nous a laissé à peine deux heures pour visiter l’ile… et un autre trois heures pour rentrer à Puno. UGH!!

Mais bon, Taquile, c’est aussi quelque chose… Ça me rappelait un peu les côtes rocailleuses de la Croatie, qui plongeaient dans la mer Adriatique. La végétation est broussailleuse, les maisons sont faites de pierres, les gens ont le visage tanné par le soleil et le vent. Les hommes tricotent des bonnets de laine traditionnels, pour afficher leurs couleurs : blanc et rouge – célibataire, rouge – marié, mulitcolore – chef.

La montée depuis le port jusqu’au village prend environ 30 minutes, sur un petit sentier sinueux qui s’agrippe aux parois rocheuses de l’ile. Au loin, on voit Amantani, et plus loin encore, les montagnes de la Bolivie. D’ici, on peut apprécier l’immensité du lac…

Nous prenons un repas rapide de truite de lac (délicieuse, mais originaire du Canada et introduite dans le lac il y a quelques décennies!) et passons rapidement au marché pour voir l’artisanat local… Les tissus de Taquile sont inscrits au patrimoine mondial des biens intangibles de l’humanité de l’UNESCO.

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Et déjà, il faut repartir pour Puno, et puis Cusco – nous sommes tous un peu déçus de ne pas avoir eu le temps d’arpenter plus longuement les rues piétonnières du village, mais bon… Nous garderons en souvenir le splendide panorama du sentier menant au port!

Posté par Abud Nantel 19:37 Archivé dans Pérou Tagué peru uros lac_titicaca Commentaires (3)

Cette semaine à la jungle (par : Arianne)

sunny 27 °C
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Pour aller à la jungle, on pris l’avion jusqu’à Puerto Maldonado : c’est la porte de la jungle de l’Amazone au Pérou.

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À l’aéroport, notre guide nous attendait. On a fait 15 minutes dans un autobus et il nous a apporté à son bureau. À son bureau, on a vu deux sortes de singes : des singes araignées noirs et un petit singe capucin caramel. Les singes araignées, si on se mettait à côté de lui, ils te prenaient par la main et te tiraient vers leur maison. Ils étaient très drôles!

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Après, on a repris l’autobus pendant 45 minutes et il nous a apporté au port, où un bateau nous attendait. Le bateau était en bois, très long et il était bleu. On a fait deux heures de ce petit bateau pour se rendre au premier refuge, qui s’appelait le Refugio Amazonas. Nous, on allait au plus loin possible sur cette rivière, mais c’était trop loin pour une journée alors on a dormi au Refugio Amazonas. Le refuge avait deux étages : le deuxième étage était plein d’hamacs et on pouvait faire des pirouettes dessus. On était trois : moi, Chloée et une autre fille qui venait de l’Angleterre. Notre chambre était devant des gros arbres (il n’y avait pas de murs face à dehors) et le matin, on pouvait entendre des singes.

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Le lendemain matin, on a fait une marche pour aller à un petit lac et on a nourrit des piranhas. Les piranhas faisaient des pirouettes pour aller chercher les graines de pain qu’on leur lançait – on voyait juste sa bedaine orange ou jaune.

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Quand on est revenu, on a repris le bateau et on a fait 3 heures de bateau pour aller le plus loin dans l’Amazone qu’on pouvait : ça s’appelait le Tambopata Research Centre.

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En route, on a vu des capibaras (une sorte de gros cochon d’Inde, à peu près gros comme un chien). Notre guide a dit que si on trouvait un capibara, ou un jaguar, ou quelque chose de rare, on pourrait avoir un coca-cola. Chloée a trouvé un capibara, alors elle a eu un coke et papa m’a acheté un Inka Cola (c’est une boisson gazeuse que les Incas on fabriqués et c’est pour ça que ça s’appelle Inka Cola… Non! C’est une blague! Ça s’appelle Inka Cola, parce qu’on est dans le pays des Incas).

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Le premier et le deuxième jour au Research Centre, on s’est levés vers 4h du matin pour aller des perroquets manger de l’argile, pour aller chercher les minéraux qu’il y a dans la terre… Il y avait pleins de perroquets : des gros perroquets (des aras) d’environ 1m. Ceux qui étaient rouge, vert, bleu et jaune s’appellent les ‘Scarlet Macaws’, bleu et jaune s’appellent les ‘Blue and Yellow Macaws’ et les verts avec le ventre rouge s’appellent les ‘Red-bellied Macaws’. Il y a aussi deux autres sortes d’aras qu’on n’a pas vus : on a entendu les aras rouge et vert et les aras verts, à tête bleue, sont très rares et on ne les a pas vus ou entendus. Après, il y a les perroquets (de taille moyenne) et les perruches (les plus petits). On a vu le perroquet à tête bleue, le perroquet à ventre blanc, et le perroquet Amazone à couronne jaune. On a aussi vu un caiman, un serpent et des tortues.

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On est resté jusqu’à 8h et après, on est rentré déjeuner. Au déjeuner, il y a des scarlets macaws qu’on appelle ‘les chicos’. On les appelle comme ça, car les scientifiques du Research Centre les ont pris de leur nid pour les élever, parce que la maman perroquet pond jusqu’à 4 œufs, mais il y en a juste un qui survit. Elle en pond jusqu’à 4, au cas que le premier ne survit pas mais si le premier survit, elle abandonne les autres. C’est ces œufs que les scientifiques ont sauvés et ils s’appellent les chicos. Les chicos ont 20 ans maintenant, et encore ils aujourd’hui, ils reviennent au Research Centre voir leurs amis scientifiques et voler de la nourriture au Research Centre (un d’eux est venu sur notre table et a volé la crêpe de Chloée). Un des chicos a quatre œufs qui ont survécu et les scientifiques pensent que c’est parce qu’il vient voler de la nourriture du Research Centre.

DSC05184.jpgDSC05185.jpgDSC05180.jpgPérou, Centre de recherche Tambopata, visiste des chicos (scalet macaw elevé par les scientistes il y a 20 ans) durant le déjeuné

Pérou, Centre de recherche Tambopata, visiste des chicos (scalet macaw elevé par les scientistes il y a 20 ans) durant le déjeuné

Les après-midi, on allait faire des marches dans la forêt. On a vu pleins de choses : des ‘dusty titi monkeys’, des hoatzins (que les gens ici appellent ‘oiseau puant’), des agoutis paca (même si on a juste vu ses fesses!), des singes hurleurs (ils hurlent très fort!), des pécaris (des cochons sauvages, qui puent beaucoup!). Et ils ont deux grosses dents et quant ils les claquent ensemble, ça fait un gros CLAC!!! Ça faisait un peu peur). Le matin, au premier refuge, c’est eux qu’on entendaient), des singes tamarins, des capibaras. On a aussi pleins de papillons : green-banded urania, lycimnia white, orange-barred sulphur, white-spotted prepona, et des morphos bleus. On a aussi vu une tarentule – elle était plus grande que ma main!

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Les arbres étaients ÉNORMES!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Les plus grans mesuraient jusqu’à 60m. Leurs racines sont toutes à la surface de la terre, mais ils peuvent s’étendre très loin!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Il y avait aussi des lianes qui pendaient… mais on ne s’est pas balancés dessus.

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Pérou, Centre de recherche Tambopata, Ficus gigantesque

Pérou, Centre de recherche Tambopata, Ficus gigantesque

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Le quatrième jour, on est retournés au premier refuge. On est retournés jouer sur les hamacs avec la fille. Vers 15h30, notre guide nous dit qu’on allait faire une dernière marche, à une tour d’observation. La fille, qui s’appelle Damaris, sa famille allait à une ferme de fruits et elle a décidé de venir avec nous au lieu. En haut de la tour, qui mesurait 35m environ, on voyait au-dessus des arbres et il y avait encore certains arbres qui étaient plus haut que nous. On a vu des toucans à gorge blanche. Ils volaient comme des dauphins, en montant et en descendant. On a aussi ramassé une noix de Brésil: dans la saison où elles tombent des arbres, il faut mettre un casque protecteur pour passer en-dessous car elles sont si grosses qu'elles peuvent nous faire mal.

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Au Research Centre, après une de nos marches, notre guide était retourné tout seul chercher un fruit pour faire des tatoos. Dans le bateau, en retournant au quai le dernier jour, il nous a fait des tatoos sur la main. Moi, il m’a fait une tortue et Chloée, il lui a fait un serpent qui faisait comme un bracelet. Il a dessiné avec le jus des graines du fruit : au début, c’était transparent et le lendemain, c’était bleu foncé – et ça dure environ deux semaines!! Avec ce fruit, il a fait pleins de tours aux visiteurs : un des tours, c’était à trois monsieurs allemands qui parlaient pas beaucoup. Ils étaient très inquiets des moustiques, alors le guide a trouvé ce fruit et l’a coupé en deux et leur a dit que les gens d’ici l’utilisent comme anti-moustique. Il leur a demandé s’ils en voulaient et ils ont dit oui : ils en ont mis dans leur cou, sur leurs bras et sur leurs visages. C’était le soir, alors personne a vu quelque chose… mais le lendemain matin, quand ils se sont regardés dans le miroir, ils étaient tous bleus!

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La jungle c’était amusant… et il n’y avait pas beaucoup de moustiques!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J’ai aimé voir les singes dans la liberté.

Posté par Abud Nantel 08:46 Archivé dans Pérou Tagué peru tambopata Commentaires (1)

Welcome to the Jungle! (by : Manon)

sunny 29 °C
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One of our “bucket list” items for this trip was to spend some time in the Amazonian jungle. While we had lived for several weeks in the Ecuadorian tropical forest, we didn’t feel that we had fully experienced the “real” jungle, whatever that was! So based on the recommendation of fellow travelers and our trusty Lonely Planet, we called Rainforest Expeditions to see if we couldn’t leave with them in the next 72 hours (we hate to plan things to far in advance!)… and so we left, on April fool’s day, for the jungle city of Puerto Maldonado, a 45 minute flight away from Cusco.

The scenery from the airplane window could not have been more different than what we saw on our flight from Cusco to Arequipa! Here, a vast ocean of green seems to stretch out to infinity, interrupted only by the bright red ribbon that meanders through it. The plane touches down and to one side, we see Puerto Maldonado: a small town whose main activity is to serve as a jumping off point for the many tourists who come here in search of pristine nature. We are met at the airport by a wave of warm and humid air (so nice after chilly Cusco!) and our guide Pedro, a gentle and smiling Peruvian.

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Our trip starts with a quick stop at the Rainforest offices, where fresh starfruit juice and friendly spider monkeys await… Yes, it seems we have chosen the right tour operator! The monkeys are hilarious, and very interested in this new batch of two-legged visitors: they scurry up to us and examine our clothes and cameras with curious and intelligent eyes. Suddenly, one of them grabs the hand of a tourist and squawking excitedly, tries to drag him along to the back of the building. He is like a little boy who can’t wait to introduce his new friend to his mother! And while I am at the restroom, a small white-bellied capuchin monkey joins me and examines himself at length in the mirror while I wash my hands… I have always loved monkeys, and am constantly amazed at how human-like they are! Their dark searching eyes, their mobile faces, their agile hands, their social behaviour, their curious nature… They are so like us!

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Our first stop is Refugio Amazonas, one of the three lodges operated by Rainforest. To get there: a 45 minute bus ride on a dirt road to the “port”, followed by a 2 hour boat ride on the Tambopata river. The sun is shining, and the river runs fast… very fast! It looks as if a giant is pouring buckets and buckets of milk chocolate sauce from the top of the mountains (further up the river, you can see the Andes from afar), and it runs thick and fast. And on either sides: green. Dense, lush, green. A uniform mass of foliage, vines, trunks and branches with occasionally, a taller tree that emerges here and there. On this first segment of the river, we are still close to civilization: one side is inhabited by local farmers, but the only sign of life we see from the river is their blue wooden long boat, moored on the riverbank. The other side, however, belongs to the Tambopata National Reserve and is inhabited only by wildlife, as evidenced by the numerous capibaras and birds we spot along the shore.

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We arrive at Refugio Amazonas around 2pm, and after a 10 min walk through the forest, we discover where we will spend the night… It is dreamlike! An open, two-story, wooden structure, with thatched roof and smiling staff that welcome us with fresh juice and cool towels. We are definitely not roughing it! The Refugio is absolutely beautiful, and set in a picture-perfect site. The 2nd floor common room has hammocks and ample space for the girls to let loose. Our rooms have white beds, covered with white mosquito nets, and no outside walls – “to better allow our guests to fully enjoy the jungle experience”, says the brochure. The trees are just a few meters away, and at night, the sounds and smells of the jungle will lull us to sleep…

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That evening, after a yummy dinner, we were supposed to go on a caiman (a member of the alligator family, we learned) hunt – searching for the red gleam of their eyes with a spotlight from our boat… but this being the rainforest, the skies open up, forcing us all to tuck in early. Exactly what the doctor ordered… We were asleep by 8:30pm.

The next morning, Pedro invites us for our first hike: a walk to a nearby “ox-bow” lake, created when the river shifted its course to another direction – a regular occurrence given the strength of its current. We walk for approximately an hour, and along the way, soak in the beauty that surrounds us… The filtered light that reaches us through the thick canopy of the trees, the magnificent giants that soar up to more than 50m, the swirls and knots of the complex root system that covers the forest floor, the hundred shades of green of a hundred types of plants and trees that surround us. But perhaps most fascinating are the sounds of the forest: birds chatter incessantly, and from time to time, the monkeys chime in. Our guide watches and listens like a dog tracking its prey in order to find hidden treasures to share with us… and quickly spots a family of black spider monkeys having a grand ol’ time in the canopy! We’ve seen them in zoos before, but nothing compares to the experience of watching them in their own habitat. We giddily watch and point and run around the trees to get a better view, like children in a toy store on Boxing Day!

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At the ox-bow lake, Pedro takes us for a paddle around the lake in a wooden pirogue, and again, we observe a variety of birds – including a flock of hoatzin, a brown and gold-crested fowl also known as the “stinky bird” because of its unpleasant odour. We also get to feed sardines and piranhas, which practically jump out of the water to nip at the bread we throw at them.

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On the way back, Pedro collected a fresh castana (brazil nut) for us, and we play the guessing game: how many nuts in the shell? They can contain up to 20 to 25 delicious brasil nuts, which I have decided I adore when fresh... the texture of fresh coconut, but a taste I much prefer!

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Then, its back to the boat, to push further down the Tambopata, towards the Tambopata Research Centre, where we will spend two nights. As we progress down the river, our guide points out the change in scenery. Soon, the river becomes wider and we leave behind the inhabited zone to enter in the National Reserve, where human activity is strictly forbidden. The vegetation seems denser, and the tall trees, taller. In various spots, we can see that the river has literally torn away its banks: trees large and small are piled haphazardly by the shore, beaten by the running current. The river banks are not very high, but where the river has bitten into them, the earth is red and raw like a gaping wound. Our guide promises a coca-cola to the first girl who spots a capibara, which keeps them interested and focused for a good two hours, until Chloée spots a huge one munching on some reeds by the water.

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The Tambopata Research Centre (TRC) was founded some 20 years ago, by a few scientists who came here to study the behavior of wild macaws. Some 14 species live in this area, and all of them congregate every morning to a “clay lick” (a cliff face whose soil has a very high proportion of clay), where they eat clay to supplement their diet with needed minerals. Within a few years, the project had drawn the attention of adventurous tourists and a pair of business-minded scientists founded Rainforest Expeditions as a way to supplement their research funding. It was an instant hit and the organization now manages three lodges on the Tambopata River (one of which is a joint project with a local indigenous community named “Infierno”, hell!, because of the heat and bugs that characterize the area!).

The TRC is not quite as luxurious as the Refugio, but has been designed in the same spirit: open rooms, open dining room… and really nice staff. We arrive, freshen up, and quickly head out for another hike before sundown. There are number of trails around the centre, and for the next two days, we will explore them one by one, under a shining sun. The forest here is truly pristine: the tall trees are so tall you can’t see their top branches through the canopy! This is the land of the giant ficus, whose roots buttress its enormous trunk like the stone buttresses of gothic catherals; of ironwood and seiba tress whose trunk are so large that it would take more than the four of us to encircle it; of the majestic castana trees (brazil nut tree), whose fruits are so large and fall from so high that the guides require you to wear a construction helmet when walking on the Castana trail!

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Here, we saw more beautiful wildlife: frogs, beautiful insects, tarantulas, pecaries, caimans, turtles, snakes, amazingly industrious leaf-cutter ants (these ants cut and carry millions of pieces of tree leaves to bring to their underground nests, where the leaves are composted and serve as a mushroom farm... each ant has its role: the cutters, the carriers, the inspectors, the farmers. Amazing!).

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We also saw two other types of monkeys: the small dusty titi monkey, and the large – loud! – red howler monkey. To hear the latter is an absolute marvel: their roar echoes for kilometers across the forest, and eerily resembles the sound of jumbo jet taking off. Given that they tend to “chat” right before sunrise, we where happy that they had chosen to set up shop a little further away from our room!

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But the highlight of our stay at the Centre was undoubtedly our two morning visits to the clay lick. We rose at 4:30am to head out to a small island some 100m away from the clay lick, and by 5am, were seated on our small field stools, with a cup of tea in hand, waiting for the action. As the sun rose, macaws, parrots and parakeets began making their way to the area, flying in colourful pairs (they are monogamous and faithful for life) and pausing to loudly discuss the morning’s news on top of the trees. And as the morning light became brighter, so did their colours and their cries. They numbered in the hundreds, and came in all shapes and sizes: the giant, long-tailed scarlet macaws and their blue and gold brethren; various short-tailed green parrots, each species with its unique colouring – blue head, white head, chestnut fronted; the tiny parakeets. Both days, we stayed until 8am to watch the proceedings. First: gather on the highest branches of the tallest trees. Second: proceed towards the clay lick by moving to the shorter trees. Third: flee!! Hawks and vultures are on the prowl! Fourth: If you are among the brave (or the most in need of a hit of clay?), proceed to the clay lick for a quick nip and then fly away with your friends. They say that macaws are the second loudest animals on the planet, after the mighty lion, and when they left, the sound of silence seemed deafening.

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And at breakfast, we were visited by the "chicos" - scarlet macaws that were raised by the scientists in the early stages of the project, and who are now 20 years old. They live in the wild, have wild mates and observe all the necessary social norms of wild macaws but... they have never forgotten the hand that fed them. So they regularly pop in to say hello, and steal pancakes from the plates of unwary visitors (often with the wild mate staying in the rafters to act as a diversion, while the chico swoops down on the dinner table)! Needless to say, they were quite popular with everyone!

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While at TRC, we also had the opportunity to observe the work of a group of scientists who were monitoring macaw nests (both artificial and natural) in the area. Rosie donned rock climbing gear to climb to the top of a very (very!) tall tree, where she retrieved a fledgling baby macaw. The chick was lowered to the ground in a pail, where two other scientists measured and weighed it, and treated it for worms, before it was returned to its nest. What a privilege to quietly witness this sight!

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On our fourth and last day, we left for the Refugio once again. En route, Pedro produced a fruit he had collected in the jungle and, with its juice, drew tattoos for the girls. Fascinating… the juice goes on clear and within 24 hours, becomes a deep indigo – and nothing can wash it off, until it fades away on its own (he says within two weeks, so we’ll see!).

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When we reach the Refugio, we have time for one last hike to the Canopy Tower: a 97 foot tower, from which you can see above the canopy… Pedro explains that the jungle is divided into five strata:

- From 0 – 2m: the jungle floor
- From 2 – 7m: the lower story
- From 7 – 15m: the mid-story
- From 15 – 35m: the canopy
- Above 35m: the emergent layer

From above the canopy layer where we stand, we see a vast ocean of green stretching off to infinity, with islands of tall trees peeking out here and there. From afar, we see a few toucans flitting about, up and down, like dolphins above the waves.

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And once again, we were blessed with wonderful travel companions: a family from Vancouver with two teen-aged children, and one from London, whose 11 year old daughter became Chloee and Arianne’s partner in crime in no time. It was wonderful company for the girls, as well as for the parents! Alain also enjoyed a few football games with TRC and Refugio staff, and the evening aperitif in good company was delightful…

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And the best surprise of the whole trip? NO MOSQUITOES!! Or very few, at least! This was the best news ever for Arianne, who cried for a week that she did not want to be eaten alive again (as was the case in Ecuador). I’m quite certain that if we had ventured off the beaten track, the jungle may have been a bit more wild and dangerous but this trip was perfect: safe and comfortable travel, a loveable and knowledgeable guide, great food, wonderful company and… all the magic and beauty one could possible absorb.

Posté par Abud Nantel 17:59 Archivé dans Pérou Tagué peru tambopata Commentaires (1)

Lac Titicaca (par : Chloée)

semi-overcast 15 °C
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On est parti de Cusco en bus, pour aller à Puno voir les iles flottantes du lac Titicaca.

En route, on est arrêté à Andahuaylillas pour voir une belle église peinturée.
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Puis on est allé à Raqchi, voir les ruines d’un temple inca. C’est le plus haut mur inca qui est resté debout qu’ils ont trouvé et il mesure plus de 13m de haut. Ce mur a à peu près 1000 ans de vieux, et a été construit par un des premiers grand chefs inca, Pachacutec.
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Puis on est allé à Sicuani, et on est allé manger. On a aussi pu toucher un bébé alpaca – c’était très doux!
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Puis, on s’est arrêtés à La Raya, qui était le point le plus haut de notre trajet en bus : 4335m. À ce point, on pouvait voir des montagnes avec de la neige et des personnes qui vendaient des choses artisanales.
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Après, on est allé à Pukara. Il y avait un musée de choses pré-Incas, d’un peuple qui s’appelait les Pukaras. Je ne suis pas allée voir le musée car j’était pas intéressée et j’étais concentrée dans mon film (et j’avais déjà vu les mêmes choses dans un musée à Cusco).

Et finalement, on est arrivés à Puno! À Puno, on a dormi à un hôtel une nuit et le prochain jour, on est allé sur une ile flottante.
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Comment elles sont faites : dans la saison des pluies (l’hiver), ils ramassent les racines des roseaux totoras. Les racines sont en gros blocs, qui peuvent mesurer 1m d’épaisseur et 9 à 10m carrés. L’ile qu’on était dessus avait à peu près quatre blocs comme ça, attachés ensemble. Pour les attacher ensemble, ils mettent des gros bâtons dans les blocs de racines et attachent les blocs ensemble en enroulant des cordes autour des bâtons. Ensuite, ils mettent des roseaux totoras par-dessus le bloc de racines, placés dans un sens, puis dans l’autre – jusqu’à 2m d’épais.
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En premier, on est arrivé vers 10h30 sur l’ile et quand on est arrivés, on s’est installés et après, le papa nous a expliqué sur les iles flottantes et le lac Titicaca. Puis on a mangé le dîner, qui était du poisson qu’ils avaient pêchés (de la truite canadienne qui a été introduite dans le lac il y a longtemps!) et du quinoa. Ensuite, on a eu une pause jusqu’à 15h30. Il faisait chaud, on pouvait porter des jeans et un chandail long, et on était bien. On se promenait nu pied sur l’ile – c’était humide et les roseaux étaient froids.
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Puis, ils nous ont déguisés en vêtements traditionnels des iles flottantes. Les vêtements étaient chauds et lourds, parce qu’il peut faire très, très froid dans ces iles (jusqu’à -20C en hiver!).
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À 17h, on est allé dans un bateau traditionnel, fait en roseaux, pour aller mettre des filets pour la pêche. On allait laisser les filets pour la nuit.
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Quand on a rentré dans notre lit, il y avait une bouteille d’eau chaude pour nous garder au chaud et les couvertures étaient trop lourdes! Je ne pouvais même pas bouger! Mais il fait froid la nuit, là-bas. J’ai eu une mauvaise nuit car, au milieu de la nuit, papa a tiré toutes les couvertures et je n’avais plus de couvertures, et il faisait très froid!!
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Le lendemain matin, on est allé tirer les filets de l’eau et on a attrapé 35 poissons. Puis, on a déjeuner. Après, on a pris un bateau pour aller à une vraie ile, qui s’appelle Taquile. Notre bateau a pris 2h30 pour y aller, et un autre 3h30 pour rentrer à Puno – quand le ferry pour aller à Taquile prenait 1h30, et le ferry était moins cher! On était un peu frustrés.
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Taquile, c’était très beau : les hommes tricotaient des chapeaux avec six aiguilles. Les hommes qui avaient un chapeau rouge et blanc, voulaient dire qu’ils n’étaient pas mariés. Les hommes qui avaient un chapeau tout rouge étaient mariés, et les hommes qui avaient des chapeaux multicolores étaient les chefs du village (ou les plus vieux du village).
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Puis on est rentrés à Puno, et le lendemain matin, on est partis en bus pour rentrer à Cusco!

Le lac Titicaca était très grand. On ne pouvait même pas voir de l’autre côté du lac. J’ai aimé ça.

Posté par Abud Nantel 15:27 Archivé dans Pérou Commentaires (1)

Arequipa et le Canyon du Colca (par : Manon)

sunny 19 °C
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J’avais lu, il y a un an ou deux, un roman se déroulant dans la ville d’Arequipa au XVIIe siècle (The Book of Human Skin) et les descriptions colorées du lieu et de ses habitants m’avaient donné une vive envie d’y passer quelques temps – sans compter que tous s’accordent à dire que la ‘Ville Blanche’ demeure l’un des bijoux de l’Espagne coloniale en terre d’Amérique.

Nous nous sommes offerts le luxe de nous y rendre en avion depuis Cusco (un court vol de 35 minutes) – un investissement qui en aura valu la peine, ne serait-ce que pour avoir l’occasion de voir la région du point de vue des condors. Quels paysages!! Les Andes comptent en fait trois chaînes distinctes : les Andes occidentales, centrales et orientales – en plus d’une chaîne de montagnes volcaniques en contrefort des Andes occidentales. Ainsi, du ciel, on peut apprécier toute la splendeur de cette topographie accidentée, sauvage, dramatique : les pics bleus, enneigés des Andes; les formes plissées, arides et rouges des montagnes volcaniques; le parcours lézardé des petites routes de terres qui croisent et recroisent les flancs des montagnes; les lacs bleus au cœur d’étendues désertiques; le lit rocailleux de rivières desséchées…

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Et tout à coup, aux abords d’Arequipa, de riches vallées découpées en terrasses fertiles, jardins arrachés au désert grâce à l’ingéniosité des Incas et de leurs prédécesseurs.

On raconte qu’une armée Inca se déplaçait dans la région et qu’en arrivant sur le site de la ville actuelle, les soldats ont été tellement pris par la beauté et l’apparente fertilité des lieux qu’ils ont demandé à leur chef la permission d’y rester afin d’y fonder une ville. L’Inca Mayta Capac, d’humeur généreuse ce jour-là, aurait répondu (en Quichua) : ‘Ari Quepay’, ‘Oui, restez’ – d’où le nom de la ville d’Arequipa, un endroit où oui, on a le goût de rester…

L’Arequipa ‘moderne’, fondée par les Espagnols en 1540, est sise en plein cœur de la chaîne de montagnes volcaniques qui longe les Andes, à une altitude d‘environ 2300m. De sa place centrale, on peut voir trois volcans majestueux, aux neiges éternelles : le Misti, maître et seigneur des lieux (Misti signifie ‘Seigneur’ en Quechua); le Chanchani (‘compagnon’ du Misti) et le Pichu Pichu (‘plusieurs pics’). La ville coloniale a été construite avec la pierre de ces montagnes, le sillar : une pierre volcanique blanche, dorée ou rose, composée principalement de cendre pétrifiée. C’est de cette pierre qu’Arequipa tire son surnom de ‘Ville Blanche’ – ses édifices coloniaux, incluant l’immense cathédrale qui domine la Plaza de Armas, ont été construits en silar, donnant à la ville l’allure d’une perle blanche dans un écran de velours vert et bleu.

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À Arequipa, nous nous sommes installés à la Posada del Cacique, aux abords du centre historique, avec une semaine devant nous pour explorer les lieux. La ville nous a tout de suite plu : blanche, ensoleillée, grouillante de vie, une élégante architecture coloniale, et entourée d’une nature splendide… À notre arrivée, nous avons sauter à bord du bus touristique pour en faire le tour et explorer les quartiers plus éloignés du centre historique, incluant le site d'un ancien moulin où l'on avait installé des structures de jeux et trampolines pour les enfants des touristes et de nombreux jolis mirador. À noter en particulier : la vue spectaculaire de la vallée, depuis le Mirador de Carmen Alto, d’où on peut apprécier l’élégance et l’ingéniosité de la culture en terrasse Inca. Sous le soleil, avec le rio Chili qui courait dans la vallée, c'était splendide. Nous sommes aussi arrêtés dans une fabrique de laine d'alapaca, où je suis tombée éperdument amoureuse de tout ce qui est fait de 'baby alpaca' - une laine si douce et si fine qu'on dirait de la soie (j'ai craqué vers la fin de la semaine et je me suis offert un chandail, une folie!)...

Et à pied : la jolie Plaza de Armas, où Arianne a pu pratiquer son passe-temps préféré, c’est-à-dire de nourrir les pigeons; les façades baroques de ses nombreuses églises; le marché artisanal de la Plaza San Francisco…. Nous sommes aussi sortis du circuit touristique, pour faire du vrai ‘magasinage’ dans le marché San Camilo : un énorme complexe de petits étalages où on trouve de tout pour tous… Dans notre cas, un peu de vêtements pour regarnir notre garde-robe qui commençait franchement à avoir l’air un étriquée!

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Nous avons aussi passé quelques heures au Monasterio Santa Catalina, l’un des plus importants monastères du Pérou, fondé par une riche veuve espagnole qui vouait une affection particulière à Sainte Catherine de Sienne. Le complexe fait deux hectares et derrière ses hauts murs de silar (qui me faisaient l’effet de murs de prison de l’extérieur!), on retrouve un véritable village! De petites rues de pierre aux noms espagnols (calle Toledo, calle Granada…), bordées de maisonnettes rouges; des appartements privés aux murs bleus et fleuris, avec cuisines particulières et fours à pains; des cloîtres blancs, oranges, bleus. Les bonnes sœurs pouvaient aussi profiter d’un grand bain communal, où elles entraient deux par deux et dos à dos, pour protéger leur vertue! Les jeunes filles de bonne famille payaient une importante dot pour entrer au couvent, généralement vers l’âge de 12 ou 13 ans. Après un noviciat de quatre ans, elles faisaient leurs vœux monastiques, pour devenir ‘épouses de Dieu’, et n’en ressortaient jamais (si elles en ressortaient, la famille perdait sa dot et était couverte de honte!). Dans l’une des salles, on retrouve le portrait de certaines anciennes résidentes. Comme on ne pouvait peindre une sœur de son vivant, chacune d’elle est peinte, morte, les yeux fermés – par un peintre à qui l’on donnait 24h pour compléter le portrait de la défunte.

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Tout près d’Arequipa, on retrouve aussi l’une des merveilles naturelles du Pérou : le Canyon du Colca. Cette faille géologique sépare les Andes centrales et la chaîne volcanique, et à certain endroits, peut atteindre plus de 4000m de profondeur. Nous sommes donc partis pendant trois jours avec Colca Trek (un peu cher, mais le meilleur opérateur en ville) pour ‘vivre la montagne’ de plus près. Je garderai à jamais gravés dans ma mémoire les paysages qui se sont offerts à nous pendant ces trois jours!

Le premier jour, nous sommes partis d’Arequipa en bus et avons gravi les montagnes pour traverser l’altiplano (plaines en hautes altitude) et éventuellement arriver au minuscule village de Cabanconde – le dernier village de la vallée du Colca. En route, nous sommes arrêtés pour voir toutes sortes de petits miracles de la nature : le paysage lunaire des ‘forêts de pierre’ appelées ‘purunas’ (‘lieux maudits’) par les locaux; une plante millénaire ayant l’allure d’une pierre, mais de la famille du corail; des troupeaux de vicunas, d’alpacas et de lamas; les plus hauts pics des Andes, incluant le Mismi où se trouve la source de l’Amazone; des plaines alpines parfaitement planes, bordées de pics enneigés; et de l’autre côté du plus haut col, la profonde et fertile vallée de la rivière Colca où l’on retrouve des centaines de mille d’hectare de culture en terrasse. Nous sommes aussi arrêtés à la Cruz del Condor, site où l’on peut voir les condors planer sur les courant thermaux qui montent en spirale depuis le fond de la vallée – les condors n’étaient pas au rendez-vous, mais la grêle oui! Même dans la tempête et trempés jusqu’aux os, c’était splendide. Je n’ai pas les mots qu’il faut pour décrire la beauté et la majesté, les couleurs et les textures, de tout cela….

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Nous avons dormi à Cabanconde et le lendemain matin, sommes partis à pieds vers le Canyon : une trentaine de minutes à travers les champs de maïs, et environ trois heures de descente jusqu’au fond du Canyon, sur un sentier de mule en zigzag, abrupte et rocheux. Nous (incluant les filles!) avons descendu environ 1200m (de 3300m à 2100m), sur environ 6km, pour arriver à notre but : l’oasis au fond du canyon. Là, nous nous sommes installés au bord d’une petite piscine, dans un jardin tropical, et avons profité du soleil et du chant de la rivière qui déferlait un peu plus bas… Franchement, le Paradis, ça doit ressembler un peu à ça!

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Au fond du Canyon, la nuit tombe vite et dès 17h, il commençait à faire frais et sombre. C’est donc à la lumière des chandelles et des lanternes que nous avons passé la soirée avec nos sympathiques compagnons de voyage (Stan et Bérengères, frère et sœur de France, nous ont aussi enseigné ‘Time’s Up’, un jeu très sympa que les filles ont adoré!). Et pour rendre le tout encore plus spécial, c’est sous la tente que nous avons passé la nuit : l’air pur et frais du soir, les odeurs de l’herbe et de la rivière, et surtout, surtout, le ciel étoilé… une couverture de soie noire, parsemée de diamants, que l’on aurait lancé sur l’écrin dans lequel nous nous trouvions. Magique.

Le levé à 4h30 le lendemain matin, c’était un tantinet moins magique, mais nécessaire… Nous sommes partis au levé du soleil, afin d’éviter de cuire pendant la montée. Et quelle bonne idée! Ouf! C’était assez raide… mais encore une fois, splendide. Nous sommes partis à 5h30, dans la pénombre, mais à chaque tournant du sentier, on sentait la lumière poindre au-delà des murs du canyon. Vers 7h30, le soleil est apparu et comme nous arrivions au sommet vers 8h15… il faisait chaud! Ouf! À noter que les filles sont remontées à dos de mule et on réussi l’exploit avec brio. Toutes les deux sur la même monture, le sourire aux lèvres, devant Papa qui trottait derrière eux en tentant de suivre le rythme du muletier… À mi-chemin, les filles ont eu pitié de lui et lui ont dit qu’elles étaient bonnes, qu’elles pourraient l’attendre en haut. Il faut voir l’agilité et la rapidité avec laquelle les gens d’ici négocient ce sentier! Sans compter que ceux qui vivent dans les villages plus éloignés doivent descendre jusqu’au fond du Canyon, traversé la rivière sur le pont suspendu, et remonter de l’autre côté! Les petits vieux et les petites vieilles qui nous ont dépassés avec leurs mules font le trajet deux ou trois fois plus rapidement que le touriste moyen!

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À la sortie du Canyon, nous avons tranquillement pris le chemin du retour, avec quelques poses photos en cours de route… et une deuxième visite à la Cruz del Condor, sous le soleil et avec les oiseaux cette fois! Le condor des Andes est le deuxième plus grand volatile au monde (après l’albatros), et le plus lourd. De les voir planer ainsi, avec la rivière en plongée et les Andes derrière… on avait l’impression d’être dans une carte postale, ou peut-être, une pub Péruvienne. Sans compter les artisanes avec leurs longues tresses noires et leurs robes et chapeaux colorés, rassemblées pour vendre leurs tissus, chapeaux et bijoux aux touristes – les costumes traditionnels du Colca sont absolument splendides, et malgré l’aspect touristique de l’ensemble, le tout était d’une grande beauté.

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Et pour finir, une pause aux bains thermaux pour reposer nos jambes fatiguées...

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Après ce dernier arrêt, la route du retour s’est faite dans le silence… nous étions tous repus de grand air, de paysages, de beauté. Les nuages, faisant écho à notre épuisement, sont arrivés pour peindre de gris et de froid les paysages qui étaient dorés et verts à l’allée. On ne peut qu’imaginer les défis que doivent surmonter ceux qui font leur vie ici depuis des millénaires : isolement, froid, pauvreté. Mais si la Nature prend d’une main, elle donne de l’autre : la vallée est fertile et c’est ici qu’on retrouve les plus importantes cultures du Pérou, les paysages sont imprenables, les traditions sont millénaires…

C’est avec un profond respect pour cette terre et ces peuples anciens – déjà installés ici à l’époque où on construisait les pyramides d’Égypte – que nous avons quitté le Colca, le cœur débordant de beauté et de bonheur.

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Posté par Abud Nantel 05:25 Archivé dans Pérou Tagué peru arequipa colca Commentaires (2)

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