Un blog Travellerspoint

Ce qu'on a appris à Santa Ana (par : Chloée et Arianne)

rain 18 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

Ce qu’on a aimé :

• Aller à Puyo pour aller faire les courses et passer dans la rivière avec l’autobus pour y aller
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• Le jardin d’orchidées
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• La famille avec qui on vivait
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• La tarabita
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• Faire les bracelets avec les enfants
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• La chasse aux poules dans la cuisine (avec un balais)
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• Faire les assiettes en poterie
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• Jouer avec les enfants du village
DSC00165.jpgDSC00148.jpgSantana

Santana

• Acheter des suçons au magasin
• Acheter tous les Ritz du magasin
• Jouer sur le hamac
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• Les mangues, les bananes et les pommes
• Donner des cadeaux à notre famille d’accueil
• Recevoir des cadeaux de notre famille d’accueil
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• Regarder les étoiles

Ce qu’on n’a pas aimé :

• La pluie tous les jours
• La rivière froide
• Être toujours humide
• Moins de variété dans la nourriture
• Jouer moins souvent sur le Ipad
• Plus frustrées…
• Tassés dans la petite chambre

• Les matelas très minces sur des lits en bois
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• Papa et maman moins disponibles
• Arianne malade
• Sasha (la plus vielle des trois sœurs) est partie à l’école a Puyo toute la semaine, alors on peut seulement la voir la fin de semaine
• Les bananes cuites, le yuka et le poisson

• Pas d’eau courante dans la maison (on flush la toilette avec une chaudière d’eau) et pas de douche
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• Le linge ne sèche pas

Ce qu’on a appris
• Des mots en Kichwa
• On est chanceux au Canada
• On peut vivre avec très peu d’argent
• Ils connaissent bien leur environnement
• Ils peuvent fabriquer toutes sortes de choses avec leurs mains et la nature alentour d’eux (balais avec une branche, huttes, poterie, outils pour cueillir des fruits, bijoux)
• Ils travaillent beaucoup avec leurs mains et la machette
• À 12 ans et plus ils doivent rentrer en ville (à Puyo) pour étudier et des fois, ils doivent vivre seuls là-bas pendant la semaine, sans leurs parents
• La cuisine a un plancher de terre

Posté par Abud Nantel 14:27 Archivé dans Équateur Tagué ecuador equateur puerto_santa_ana Commentaires (1)

Santa Cruz, Galapagos (par : Manon)

sunny 28 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

Les iles Galapagos se trouvent à quelques 1000 km de la côte équatorienne et leur histoire est tout aussi unique que leur flore et leur faune. C’est un groupe d’iles volcaniques qui a été créé il y a environ 4 millions d’années (de jeunes poulettes du printemps, en termes géologiques!) par le mouvement des plaques tectoniques de Nazca et de Coca qui se rencontrent ici. N’ayant jamais eu de population humaine indigène, elles sont demeurées vierges jusqu’en 1532, date à laquelle les espagnols débarquèrent ici pour la première fois. Depuis, ces iles enchantées n’ont cessé d’attirer les humains qui y voyaient une tranche du Paradis sur terre… Les explorateurs espagnols du XVIe siècles; les pirates anglais du XVIIe et XVIIIe siècles; Darwin et ses successeurs scientifiques à partir de 1835; les colons allemands du début du XXe siècle et aujourd’hui, les innombrables touristes en provenance des quatre coins du monde – tous prosternés devant la majesté de Dame Nature.

Note vol arrivait à l’aéroport de Baltra, construit par les américains sur une petite ile, au nord de l’Ile Santa Cruz pendant la deuxième guerre mondiale. Bien que Baltra soit l’une des portes d’entrées aux iles, on ne peut s’attarder ici : outre l’aéroport, l’ile abrite une base militaire équatorienne. Il nous faut donc descendre vers l’ile Santa Cruz, où nous allions passer notre première semaine.

Une vague de chaleur sèche et quelques petits cactus opuntia nous attendaient à la descente de l’avion, signe évident que nous avions quitté la sierra (montagne) continentale… Et au loin, une terre rouge, des montagnes vertes, une mer émeraude. Wow!

L’aéroport est tout petit, mais était bondé de touristes un peu hébétés qui faisaient la queue pour payer leur 100$ de droits d’entrée et qui ensuite se répartissaient en divers groupes suivant leur guide à la queue leu leu… Car ici, c’est le royaume du « suivez le guide! ». Les déplacements sont très contrôlés et la majorité des sites ne peuvent être visités qu’avec un guide et un tour organisé. Ceci étant dit, il y a tout de même de nombreuses choses à découvrir par soi-même sur les trois grandes iles habitées (Santa Cruz, Isabela et San Cristobal) si l’on a les moyens de s’offrir de longs tours en taxi ou des excursions d’un jour.

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Nous sommes donc montés sur un bus en direction du Canal (à 15 min de l’aéroport), où de petits traversiers amènent les visiteurs sur Santa Cruz (traversée de 10 min) et où on peut ensuite prendre un bus jusqu’à la ville de Puerto Ayora. Le trajet vers Puerto Ayora dure environ 50 minutes et traverse l’ile du nord au sud, en passant par les cratères volcaniques qui dominent l’ile.

Avec près de 20 000 habitants, Puerto Ayora est la plus grande ville des Galapagos et son principal port touristique – mais quand on s’y ballade, on a l’impression que c’est tout petit… L’ambiance est « relax » ; les pêcheurs vendent le fruit de leurs labeurs au « quai des pêcheurs », entourés de pélicans et d’otaries qui guettent la moindre miette ; la baie est remplie de bateaux et de « pangas » (barques) à bord desquelles on peut explorer les environs ; tout le monde se balade tranquillement, le sourire aux lèvre…

Nous avions décidé de nous offrir un peu de luxe ici et sommes descendus un soir à l’hôtel Espana, avant d’emménagé dans un joli appartement où nous avons retrouvé pour la première fois depuis longtemps les petits conforts d’une maison aux standards nord-américains : lits confortables, oreillers douillets, terrasse sur le toit avec vue sur la mer et, comble du bonheur, eau chaude dans la salle de bain – et la cuisine! Un véritable château, dont nous avons bien joui…

Nous sommes restés 7 soirs à Puerto Ayora, d’où nous avons exploré les environs :

FINCH BAY ET LAS GRIETAS
Un petit tour de panga pour traverser la baie et 250m à pied, et l’on arrive à une petite plage devant le Finch Bay resort… Ce n’est pas la plus jolie des plages, mais c’est la plus proche et la plus facile d’accès, alors c’est une excellente option quand on se sent un peu paresseux!

Au-delà de Finch Bay, un sentier de pierres volcaniques rouges mènent vers l’intérieur de l’ile, en passant par une lagune qui servaient jadis de mine de sel. Le paysage est digne d’un film du Far West : terrain rocailleux et rouge et forêt de cactus opuntia géants… Ces cactus, endémiques aux Galapagos (c.-à-d. qu’on ne les retrouve nulle part ailleurs), ont d’énormes troncs bruns et des branches ornées de feuilles vertes, rondes et hérissées de piquants. Leurs fruits (« prickly pears ») naissent de fleurs jaunes qui ressemblent à de petits oiseaux perchés sur leurs branches. L’effet est saisissant, particulièrement quand on se retrouve seul et dans le silence sur le sentier… Si la scène avait été en noir et blanc, je me serais presqu’imaginée sur la lune.

Au bout du sentier (environ 40 min plus loin), on retrouve une étroite gorge (Las Grietas), dans laquelle on peut faire du snorkeling. L’eau est si limpide qu’on a l’impression de nager dans l’air et la gorge si profonde qu’on n’en voit pas le fond… et l’eau est délicieusement rafraichissante après la chaleur abrutissante du sentier! Par contre, c’est ici que nous avons découvert que Chloée n’avait pas tout à fait oublié le traumatisme de s’être fait mordre par un poisson dans la rivière des Outaouais l’an passé… À la vue de la profondeur de l’eau et de la taille des poissons qu’on y retrouvait, elle a été terrorisée. La pauvre! Et Arianne, de son côté, ne voulait plus sortir de l’eau… Situation qui allait s’avérer un peu compliquée pendant ce séjour à forte teneur aquatique!

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GARRAPATERO BEACH
À environ 30 min de taxi de Puerto Ayora, on retroute Garrapatero Beach – une longe plage de sable blanc, complètemet déserte… et c’est là la grande beauté des plages ici : elles appartiennent pour la plupart au parc national et sont donc exemptes d’exploitation commerciale. Pas d’hôtels, pas de bars, pas de restos, pas de toilettes… rien. Rien que la cabane du garde forestier où l’on doit s’inscrire au registre en passant, et deux mecs cachés sous un arbre qui louent des kayaks. Ici, nous avons passé des heures à jouer dans les vagues qui déferlaient doucement sur un sable blanc comme de la neige…

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TORTUGA BAY
Tortuga Bay est incontestablement la plus belle plage de Santa Cruz et possiblement l’une des plus belles des iles. Par contre, pour y arriver, il faut emprunter un sentier dans une forêt mixte (arbres et cactus) pendant environ 30 minutes, sous un soleil torride… Mais l’effort en vaut la peine! Quand on débouche sur la baie, on voit devant soit un énorme arc de sable blanc bordé de vert et sur lequel se dandinent des dizaines d’iguanes de mer – uniques taches sur la blancheur immaculée du sable. Les ancêtres de ces lézards seraient venus du continent sur des « radeaux » de branches à la dérive et se seraient adaptés aux conditions de vie sur les iles… ils sont devenus amphibies et ont appris à nager, à se nourrir d’algues, et à creuser leurs nids dans le sable comme le font les tortues. Avec leur crête noire hérissée, leur longue queue, leurs petites pattes aux longs orteils griffus et leur petit sourire narquois, ils se dandinent sur la plage comme de petits dragons sortis tout droit d’une ancienne légende chinoise… Ils sont tellement rigolos!

Aux extrémités de la baie, des pointes rocheuse noires comme la nuit s’avancent dans une mer émeraude, brisant les vagues énormes qui déferlent… Ici, c’est le Pacifique dans toute sa splendeur! On ne peut se baigner de ce côté à cause de la force des vagues et des courants, mais pour jouer dans le sable et courir dans les vagues qui se brisent sur la plage, c’est absolument féérique… et de l’autre côté de la pointe, on retrouve une lagune abritée par les mangroves où l’eau est calme et chaude comme dans un bain. C’est ici, à l ‘ombre des mangroves et dans ces eaux cristallines que nous avons fêté mes 40 ans et je dois dire que cette journée restera marquée dans ma mémoire à jamais… Tant de beauté et tant de paix à la fois!

Lors de notre 2e visite, nous avons découvert un petit étang créé par la marée basse dans lequel nageait des centaines de poissons… même Chloée n’a pu résister et nous y avons passé des heures ! Et comme le chemin du retour était long, nous faisions « du pouce » pour rentrer en bateau, ce qui nous a permis d’apprécier le paysage depuis la mer… et lors du 2e voyage, le capitaine s’est gentiment arrêté dans une petite baie de mangrove où nous avons pu faire du snorkeling avec nos premiers requins ! Pas de danger, à cette heure, ils dorment tranquillement au fond de l’eau… mais c’est impressionnant de les voir !

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RANCH PRIMIMCIAS, LES TUNNELS DE LAVE ET LA STATION CHARLES DARWIN
On ne peut venir aux Galapagos sans faire la chasse aux tortues, n’est-ce pas? Nous sommes donc partis avec Luis, un gentil chauffeur de taxi, qui nous a amené dans un Ranch en montagne où l’on peut voir les tortues géantes des galapagos en liberté… Quelles bêtes! Quand on dit « géante », ce n’est pas une blague! Certaines d’entre elles peuvent atteindre 300 kilos et leurs carapaces sont tellement énormes que l’on pourrait y mettre les deux filles à la fois. Avec leur visage ratatiné, leur nez pointu et leurs petits yeux brillants, elles faisaient penser à de vieilles femmes qui mâchouillaient des brins d’herbe dans leur jardin, en examinant d’un œil critique ces intrus bizarres qui osaient s’aventurer dans leur territoire… On ne se lasse pas de les observer.

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Au Ranch, nous avons aussi visité des « tunnels de lave » - énormes cavernes créées par l’écoulement de la lave lors de la formation de l’ile… Je vous épargne les détails géologiques, mais la topographie de l’ile est fascinante!

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Nous sommes ensuite allés à la Station Charles Darwin, où les scientifiques du monde font un travail monstre pour sauver les espèces de tortues et d’iguanes en danger et où le célèbre Lonesome George attend toujours l’amour de sa vie… George est la dernière des dernières tortues de l’ile Pinta et on estime qu’il a entre 80 et 120 ans. Bien qu’il ait cohabité avec deux femelles d’un volcan de l’ile Isabella (du volcan Wolfe, plus précisément!) pendant près de 20 ans, il n’a toujours pas de bébés George (il a mis 15 ans avant de monter pour la première fois sur ces dames!). Suite à de nouvelles analyses d’ADN, on a découvert qu’il était génétiquement plus semblable aux tortues de l’ile Espanola, alors on a remplacé son harem par deux nouvelles demoiselles d’Espanola l’an passé. Tout le monde attend avec les doigts croisés la nouvelle saison des amours… Heureusement, ces tortues peuvent vivre jusqu’à 150 ans, alors George n’est que dans la fleur de l’âge et tout n’est pas perdu! Mais c’était tout de même émouvant de voir cette énorme tortue… On parle de protéger l’environnement, d’animaux en voie d’extinction, des dinosaures et du dodo qui ne sont plus – mais de se retrouver ainsi en face du dernier des Mohicans d’une espèce…

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Et il y une petite plage, à la station Charles Darwin!

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PLONGÉE SOUS-MARINE À NORTH SEYMOUR
Pour célébrer sa fête (en avance), Alain s’est offert une journée de plongée à North Seymour… au menu : requins! White tips! Galapagos Sharks! Tortues marines! Et bien sûr, des millions de petits poissons… Seule déception, le requin marteau ne s’est pas présenté au rendez-vous. Mais il a tout de même été ravi de sa journée!

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PUERTO AYORA
Et à chaque soir, nous sortions prendre l’air et profiter du paysage dans le village… Glaces, quelques bons soupers au resto pour célébrer ma fête (l’un, avec vue sur la mer, au Red Mangrove Inn et l’autre, avec vue sur la rue principale et bar laitier, chez Il Giardino), un peu de magasinage, beaucoup de flânage en regardant les otaries, les pélicans, les crabes rouges et les iguanes de mer qui peuplent le port et les plages… Le bonheur, quoi!

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MES 40 ANS!
Et je m'en voudrais de ne pas souligner que mes 40 ans aux Galapagos auront été mémorables... Ouf! Alain et les filles m'ont gâtée, avec mille petites douceurs... Des cartes de fête fabriquées en secret, Chloée m'a emmenée magasiner pour une robe soleil (pendant 2 heures, elle est patiente!), une journée magique sur la plage, un bon souper au resto (deux jours de suite!). Sans compter qu'Alain, toujours aussi attentionné, a invité tous mes amis à communiquer avec moi le 23 par Skype, Facebook ou courriel, et j'ai été innondée d'amour! Un gros, gros, gros merci à tous... xox

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Posté par Abud Nantel 17:57 Archivé dans Équateur Tagué santa_cruz galapagos equateur Commentaires (0)

Chilling in Cuenca and Guayaquil (by: Manon)

sunny 20 °C

Well, it was bound to happen… We reached our “gringo tourist” limit. No more “to do” lists, please! No more buses to catch, places to go, things to see… And could we do home-cooked meals, with stuff that we get back home and lots of greens, maybe? We just want to chill a bit, sleep in, do nothing… We’re done like dinner, and to top things off, Alain has nasty cold. Ugh!

And lo! The Travels Gods are with us once again, because this is when we arrive in lovely Cuenca.

Cuenca is Ecuador’s third largest city after Guayaquil (the economic capital, e.g., our Toronto) and Quito, the real capital. Like its Spanish namesake, the Ecuadorian Cuenca is a lovely city that has earned its place in the list of Unesco World Heritage sites and has a rocking cathedral… although the one here is prettier from the outside, and plainer inside (author’s note: this seems to be the case for most churches in this fair colonial city – I guess the Hidalgos were all about keeping up with appearances for the man in the street rather than the Big Guy up above!).

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Cuenca is definitely the kind of city where you could make a “must see, must do” list, but then again, it’s also the kind of place where you can simply follow your nose and enjoy the scenery. At 2500m, Cuenca is surrounded by rolling hills that seem to embrace the city from all sides. It has a number of pretty parks, lovely colonial architecture, great boutiques and restaurants (both traditional and modern), and the people are friendly. The “colonial quarter” is quite large, so you can wander its cobblestoned streets as long as you wish, and just when you feel like a change of scenery, you reach the funky El Barranco (“the cliff”) neighborhood, which literally hangs above the shores of the rio Tomebamba.

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On the recommendation of a fellow traveller, we settled in at the Hostal El Monasterio and found everything we needed there… The hostal is located on the Plaza San Francisco, on the 6th floor of a non-descript office building. For all but our last night there, we practically had the place to ourselves – which meant peace and quiet, and that we had the run of the shared kitchen (yay! Homecooked meals!). But the best part about the kitchen was the view: with three windowed walls and a small adjacent terrace, we could take in the plaza and its bustling market below; to our right, the huge cathedral with its pink brick walls and white and blue mosaic domes against an equally blue sky; to our left, the old Iglesia San Francisco… Here we cooked, we ate, we did schoolwork, and we just hung out to enjoy the view.

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Notwithstanding our “do nothing” manifesto, we did leave the building everyday to stroll about (usually in the morning, as rain typically came for a few hours in the later afternoon). Beyond meandering aimlessly in the streets for the sheer pleasure of it, we:

- Discovered that there are a LOT of artisans in Cuenca, and spent a lot of time hanging out with them in the Casa de las mujeres (a very large municipal mall where you can find every possible type of craftspeople) and under the arcades of the Cathedral, where we made friends with a few nomadic jewel-makers. Among these were a half American Sioux-half Ecuadorian Indigenous man (who had the build and the regalia of a traditional Sioux!), a very cool half Israeli-half Ecuadorian who always said Shalom instead of Adios, a Mestizo Ecuadorian who looked like he might have walked straight out of an Inca pyramid, and a young Veterinary Medicine student… They were fun, friendly, passionate about their art and about protecting the planet, and some of them took the time to teach us a few new bracelet weaving techniques (yes! We are homeless and doing macramé… full-blown hippydom!!)

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- Went to the market every day to buy our daily sustenance: fresh, colourful, local. Delicious!

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- Learned that Raymipampa is a local institution, which all the locals know and will recommend to you for a decently priced meal – and the girls loved their crepes… While Café Eucalyptus is delicious, and visited only by gringos like us! During our one meal there, we met a lovely family from Sherbrooke, who was travelling for 3 months with their 2 years and 4 month old daughters, as well as an America family who were also on the road for the year and home-schooling their 11 year-old son.

- Overdid it on ice cream for Valentine’s Day, at Tuddo Freddo’s

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- Visited a brand new bio-parc, which promises to be a wonderful site once it is fully up and running: inaugurated in December of 2011, it houses a variety of animals on a 7 hectar site, which you visit by following a 2.5km trail in the forest – sort of a walking safari, with a family of lions at the end of the trail!

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We also happened to be in Cuenca for the beginning of Carnaval… this seemed to be a big deal, because everyone talked about how Carnaval “en la sierra” (in the mountains) is THE place to be! We so very much wanted to be a part of that somehow, but it wasn’t clear exactly what would be happening… Finally, on the Thursday night, we saw signs of activity in the city’s main park, in front of the Cathedral and the polite municipal officer explained that yes, there would be some fireworks in the plaza tonight. Others explained that the main activity during Carnaval was throwing water, talcum powder and bubbles (actually, they spray them out of a can and it sort of looks like bubbly shaving cream). Well! I thought that sounded like fun, but the girls begged to differ… We went for a stroll by the plaza around 8pm and the mere sight of those bubble-cans sent them in a panic! They did NOT like the idea of strangers attacking them with that soapy weapon… and given that Alain was still feeling under the weather, we returned to the hotel, I tucked the three of them into bed, and returned to the plaza just in time to catch some of the action…

The crowd wasn’t very big, but it was enough to see that yes, bubbles, water and talcum powder are part of the tradition, along with music and fireworks. Here and there, you could see people chasing each other with their bubble spray and then, the hapless victim would stop short, eyes covered in foam, dripping wet. I saw a whole family of vampires turn the corner – all four of them white as ghosts and smelling of baby powder! It was quite hilarious… And then, the fireworks. We had seen officials assemble bamboo towers that measures about 10m and guessed that these were probably for pyrotechnic purposes, but had not imagined that they would place – and light!! – these in the middle of the crowd. Man! When those things went off, they spat light and fire like the devil in holy water! And you could stand as close as you wanted to see the show… I kept thinking I had to get Alain on site ASAP for some remedial fireworks security code training! But it was pretty! ;-)

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We hesitated (a lot!) about whether to go spend the real first day of Carnival, Saturday, in one of the neighboring villages (Gualaceo, Paute or Sigsi), where EVERYONE seemed to say the real festivities took place, but decided against it in fear that we would end up stuck in traffic and miss our departure for Guayaquil… Because Sunday, we fly to the Galapagos! Woot! Woot!

So we opted instead to leave for Guayaquil early on Saturday, in the hopes that spending an afternoon there would reconcile us in some small way with the city where we spent a night on the airport floor and got our cell phone and GPS stolen…

Well, it was a good gamble.

Firstly, the road from Cuenca to Guayaquil is worth the trip in itself. Leaving Cuenca, you enter Cajas National Park and, climbing up to 4200m, you discover yet another type of scenery altogether… While the mountains around Banos and Riobamba where lush and green, here, they are covered with a dense, golden grass which gives the impression that they are made of crushed velvet. There are few trees, so you can see clearly every wave, every movement, every spike in the crust of the earth. Tens of cascades and lakes cut white and blue streaks across this golden land, and llamas (donated by the President of Peru to repopulate the land) inhabit the flat plateaus between the mountains. It is simply stunning.

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And when you reach Tres Cruces, at 4200m, the long descent begins… In less than 1.5 hours, you wind your way down to sea level (Guayaquil is at 4m above sea level) and enter Manglares Churute Ecological Reserve: the largest reserve of red and black mangroves in Ecuador, covering about 70 percent of this area. The contrast is amazing.

Guayaquil is a city of 4 million. A decade ago, it was a tough, dirty, dangerous place – and you still have to be careful. There are some pretty areas and the main streets are very cosmopolitan, but much of the city appears gray, run-down. People seem more gruff here, and their accent is by far the most difficult to understand!

We don’t have much time so we head straight for the newest, nicest and safest part of town: the Malecon 2000. This is one of the country’s largest and most successful redevelopment projects: a 2.5km boardwalk along the impressive Guayas river (which originates near the Cotopaxi and throws itself in the Pacific), complete with restaurants, the first IMAX theatre in South America, games for the children and great views of the river and the Cerro Santa Ana, an old, colourful neighborhood on a hill overlooking the river… The evening was warm, the river peaceful. And “for old time’s sake” (Europe feels so long ago!), we even boarded the “bus turistico” to get a sense of this city on the mend. In addition to several pretty colonial buildings, this allows us to see another beautiful spot, the Malecon del Salado (another boardwalk area on the rio Guayas).

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While it still has work to do, it is clear that the praises sung for the current mayor are not unfounded – he has clearly started to turn things around. While we did not feel the need to stay any longer, we did leave with some fond memories of the place.

Posté par Abud Nantel 06:09 Archivé dans Équateur Commentaires (0)

Riobamba – Alausi (par : Manon)

sunny 18 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

C’est reposés, rassasiés et bien au sec que nous avons quitté Banos. Inutile de dire que tous étaient de meilleure humeur et d’attaque pour une nouvelle aventure! D’autant plus que nos prières ont été exaucées : le soleil était au rendez-vous! Difficile à dire, par contre, si l’on doit attribuer ce miracle à la Virgen de Agua Santa, à Atahulpa (dernier des Mohicans Incas) ou au dieu soleil lui-même… Mais je les ai invoqués tous les trois, juste au cas!

Nous sommes arrivés à Riobamba en fin d’après-midi, quittant la province de Turungahua pour celle du Chimborazo : dans cette région, la ruta de los volcanes, chaque province a son volcan éponyme. Et le Chimborazo, c’est LE volcan (même s’il est éteint)! À 6310m d’altitude, et en raison de la ceinture équatoriale (où la terre est légèrement plus grosse), sa cime représente le point le plus éloigné du centre de la terre et c’est le sommet le plus haut de l’Équateur.

La ville de Riobamba – du mot rivière (rio) en espagnol et vallée (bamba) en Kichua se situe à 2700m d’altitude et compte quelques 216 000 habitants. Quand on emprunte l’autoroute pour s’y rendre (la Pan-Americana), on oublie vite que l’on se trouve en altitude car la route longe les ‘paramos’, plaines de haute altitude, pendant des kilomètres. Il en résulte que les montagnes que l’on voit en arrière-plan paraissent toutes petites, alors que ce sont toutes des mastodontes de 3000m, 4000m et même 5000m!

Nous sommes débarqués à l’Hostal Oasis, en bordure du centre-ville : que cheverre (cool!), comme on dit-ici! Derrière un mur gris, mine de rien, on retrouve une sympathique terrasse et une cuisine extérieure où se retrouvent les clients de l’hôtel (nous en avons bien profité!), au son des perruches qui gazouillent à longueur de journée. Les chambres sont disposées autour de la terrasse et avec leurs murs en pierres et portes en verre coloré, elles donnent une allure californienne à l’ensemble. On n’a pas du tout l’impression d’être au cœur de la ville!

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Après avoir déposé nos affaires, nous avons décidé de profiter du beau temps en faisant une petite balade le long de l’artère principale de la ville, Avenida Primera Constituyente (première constitution : c’est ici, en 1830, qu’a été signée la première constitution de l’Équateur et qu’a débuté l’émancipation de ce petit pays). Il faisait beau, les rues grouillaient de monde, et on pouvait voir ici et là les vestiges architecturaux du passé colonial de la ville. Et comme à Otavalo, il est évident que la population indigène de la région est élevée et bien en vie : partout, on voyait de petits groupes de femmes aux longues tresses noires et au visage basané, vêtues de jupes et de châles de feutre bordés de fleurs multicolores, avec chapeau de feutre sur la tête et plus souvent qu’autrement, un bébé sur le dos. Et quel ne fut pas notre bonheur d’apercevoir la cime enneigée du Chimborazo depuis la grande place, en face de la Cathédrale! Vraiment, cette ville nous a semblé des plus sympas!

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Le lendemain, nous avons dédié notre journée au majestueux Chimborazo et avec notre guide, William Reyes de l’agence Jules Vernes (excellent service!), nous nous sommes rendus au premier refuge des grimpeurs, à 4800m d’altitude. Tout au long de cette ascension, nous pouvions voir le paysage se transformer : d’abord, les forêts ; puis, les ‘paramos’ (plaines) où l’on élève le lama et l’alpaca; puis, la puna (l’équivalent de notre tundra), où les rares plantes posent des taches de vert et de rose sur un fond de pierre volcanique et où les vicunas sauvages (sorte de petit alpaca) gambadent joyeusement (cette espèce produit peu de laine et survit difficilement en captivité). À un tournant du chemin, on voit une falaise où l’on peut facilement lire l’histoire de l’activité volcanique dans la région dans les strates rouges, beiges, noires et grises de la terre. Le paysage est à vous en couper le souffle.

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Enfin, après avoir traversé un banc de nuages et une zone au paysage quasi-lunaire, nous arrivons au premier refuge… Devant nous, le Chimborazo, avec ses quatre pics enneigés, se dresse majestueusement sur un fond de ciel azur avec à ses pieds, un tapis de terre rouge parsemée de pierres noires. Comment saisir la splendeur de l’ensemble en quelques mots? Nous étions aux portes du Bon Dieu.

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La montée au deuxième refuge représente une ascension de 200m sur environ 1km. Facile, non? Mais pas à cette altitude! Ouf! C’est à pas de bébé que nous sommes montés, les yeux rivés sur les merveilles du paysage, avec de fréquentes poses pour toucher la neige, écouter le glou-glou d’un ruisseau, et reprendre notre souffle. À noter qu’Alain, le ‘yak’ officiel de la famille, a même porté Arianne sur son dos à maintes reprises pour que nous puissions atteindre notre but! Mais l’effort en valait la peine… à 5000m, avec un chocolat chaud fumant dans les mains (on me dit que l’eau bout à 85oC ici, mais qu’elle met plus de temps à bouillir) et un soleil resplendissant dans les yeux, nous étions comblés.

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Quand fut venue l’heure de partir, notre guide nous a proposé de rentrer à Riobamba par un autre chemin : la route de Miraflores, ancienne autoroute qui menait à Ambato et qui longe la vallée du Rio Ambato. Encore une fois, les mots me manquent pour décrire ce paysage! De part et d’autre de la route, les montagnes s’élèvent vers le ciel dans un jeu de formes, de lumières et de textures sur tous les tons de verts. Certains champs semblent littéralement suspendus sur les bords de la montagne, à la verticale, comme un tableau… On se demande si les vaches n’ont pas des crampons sur les sabots! William est un guide excellent et semble avoir réponse à toutes nos questions. Il semble ravi de pouvoir partager son savoir, afin de nous faire apprécier les beautés et défis de son pays. Il nous explique, par exemple, que les eucalyptus et les pins que nous voyons ne sont pas endémiques de la région, mais qu’ils ont été importés dans le but de reboiser les montagnes. Cela a fonctionné, explique-t-il, mais le prix a payé est élevé : ces espèces poussent très vite, mais consomment beaucoup d’eau… trop : elles sont en train d’assécher les terres et les rivières. Les biologistes tentent donc maintenant de convaincre les agriculteurs de planter des espèces natives de la région pour reboiser leurs terrains, mais ces espèces poussent très lentement, produisent peu de fruits et du bois de piètre qualité – elles n’ont donc aucun intérêt économique. Un défi parmi tant d’autres!

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Il en est ainsi pendant une heure, zigzaguant à droite et à gauche, jusqu’à Ambato d’où nous prenons la Pan-Americana pour rentrer à Riobamba. Et quelle ne fut pas notre surprise de retrouver à l’hôtel deux françaises, Hélène et Roseline, avec qui nous avions fait connaissance au deuxième refuge! Comme nous avions préparé un super repas, nous les avons invitées à se joindre à nous pour le repas et pour quelques parties de ‘trou de cul’… Journée mémorable!

Le jour suivant était jour de marché à Riobamba, alors nous avons passer la matinée à faire du ‘lèche-étalage’ au marché de la Plaza Rosa : un festival de couleurs et de personnages, incluant toute une allée de couturiers qui vendaient leurs services aux bonnes dames indigènes qui faisaient coudre un ruban sur un chapeau, réparer un poncho ou border un châle (avec de belles vieilles machines Singer, comme celle que j’ai hérité de ma grand-mère!).

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Pour clore notre séjour à Riobamba, nous avons dégusté une bonne portion de ‘chancho light’ à la braise (‘porc light’, c’est-à-dire avec faible teneur en cholestérol)… Cela semble être une spécialité locale, car on pouvoir voir un peu partout la pauvre bête, bien grillée, étalée sur un comptoir avec la bouche ouverte et les oreilles aux aguets… Piteux, mais délicieux!

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Puis, c’était le bus jusqu’à Alausi, deux heures plus loin. Nous sommes arrivés dans ce petit village en fin de journée, un dimanche, sous la pluie… Rien de plus désolant! Tout était fermé, alors nous en avons profité pour nous reposer à l’hôtel Europa, en prévision de notre excursion du lendemain : le train ‘patrimonial’ de la Nariz del diablo.

Quelle chance! Les nuages se sont épuisés pendant la nuit et le soleil était au rendez-vous lorsque nous sommes montés dans le charmant train en bois vers 8h30. Ce train revêt une importance particulière dans l’histoire ferroviaire de l’Équateur car le tronçon de 12km entre Alausi et Sibambe, construit entre 1902 et 1908, devait franchir une énorme montagne sur une élévation de 750m. La légende raconte que les ingénieurs ce seraient exclamés : ‘Diablo! Tenemos que pasar por ahi??’ (Diable, il faut passer par là??) à la vue du mastodonte.

Du point de vue technique, le projet était si complexe que l’on a dû faire appel à des ingénieurs étrangers – et 4 000 prisonniers des colonies britanniques, dont 2 500 y ont laissé leur vie. Le nom Kichua de la montagne signifiait ‘là où dorment les condors’, mais la construction du chemin de fer à grands coups de dynamite a fait fuir ou détruit la population de condors. Certains disent en blague que le président de l’époque, Eloy Alfaro, a dû faire un pacte avec le diable pour obtenir son chemin de fer. D’autres disent que les nombreux défis associés au projet – malaria, peste bubonique, problèmes financiers – en on fait un réel ‘enfer sur terre’… C’est donc pour toutes ces raisons que la montagne aurait été rebaptisée la Nariz del diablo (le nez du diable) et que ce tronçon de route s’est mérité le titre de ‘chemin de fer le plus difficile au monde’.

Le paysage depuis le train est splendide, mais ne rivalise pas avec ceux que l’on a vu dans les dernières semaines… mais lorsqu’on arrive au célèbre ‘zig-zag’, on ne peut que s’incliner devant le courage de ces ingénieurs du tournant du siècle passé. Les courbes sont si serrées que le train ne peut pas prendre les courbes. Au lieu, il descend en ligne droite et quand vient le temps de prendre la prochaine courbe, il la prend à reculons!! Et ainsi de suite, jusqu’à la petite gare de Sibambe, dans la vallée, où se rencontre les Rios Chanchan et Alausi. Ce petit voyage en train n’a d’autre but que de plaire aux touristes, mais le ‘package’ est parfaitement bien conçu : une jeune fille fort sympathique offre commente le parcours et saupoudre le tout d’anecdotes intéressantes ; à notre entrée en gare, nous sommes accueillis par une troupe de danseurs en costumes traditionnels ; on nous sert un sandwich et le thé ; un mirador nous permet d’apprécier la beauté de l’endroit… Il y a des fois où vraiment, il n’y a rien de mal à être un gringo et à suivre le troupeau! Et pour les contribuables canadiens : une plaque à côté du mirador et du petit éco-musée indique que cette initiative a été financée en partie par une contribution du Fond canadien pour les initiatives locales, avec drapeau canadien à l'appui!

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Nous rentrons à Alausi vers 10h30 et découvrons que c’est dimanche, jour de marché. Autant la ville semblait triste et déserte la veille, autant elle est vibrante aujourd’hui! Les marchés de fruits, légumes, viandes, vêtements envahissent les rues ; le brouhaha des voix, de la musique et des autos animent la rue ; divers passants nous accostent en souriant, curieux de savoir d’où nous venons et où nous allons… Comme ses consœurs de la région, cette petite ville est nichée dans une profonde vallée, alors ce spectacle se déroule sur fond de montagnes vertes et ciel d’azur. Et juste au moment où je commence à regretter qu’il est déjà l’heure de prendre le bus pour Cuenca… les nuages se déversent dans la vallée, tout tourne au gris et c’est parti! Mais nous sommes bien au secs dans le bus, avec quatre heures de route devant nous pour arriver à Cuenca, le bijou patrimonial et troisième ville de l’Équateur.

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Posté par Abud Nantel 19:44 Archivé dans Équateur Tagué ecuador riobamba alausi Commentaires (0)

Banos-les-bains (par : Manon)

sunny 18 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

Il y a des fois où on a l’impression que le Bon Dieu est là juste pour nous… Après nos deux semaines à Santa Ana, nous étions mûrs pour un peu de repos et un peu de confort, mais jamais nous aurions osé espérer le luxe qui nous attendait à Banos!

Une amie (mille fois merci Anne-Marie) nous avait mis en contact avec une dénommée Pilar, avec qui elle avait brièvement fait connaissance dans le cadre de son travail. Nous avons communiqué par courriel et Pilar nous a invité à rester "chez elle" lors de notre passage à Banos, ce qui nous semblait fort sympathique – mais la veille de notre arrivée, j’ai compris que c’est à son hôtel qu’elle nous invitait! Et pas n’importe lequel… L'hôtel Monte Selva est une charmante propriété installée au pied du volcan Turunghua, avec excellent resto, piscine et eaux thermales… Eh oui! Des eaux thermales…. Depuis Plombières-les-bains, on se disait que ce serait bien d’essayer ça et ici, les eaux, ça fait partie du quotidien! Il y a en fait 3 piscines thermales publiques dans la ville! Il semble y avoir de l’eau partout et le volcan, encore actif, fournit le chauffage.

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Comment décrire le bonheur de se retrouver devant le buffet à volonté du dimanche matin et de se prélasser dans les piscines d’eaux thermales – à teneur minérale thérapeutiquement élevée – pendant tout un après-midi? Et la pizza chez Parpadelle a fait le plus grand bonheur des filles, qui ont du perdre quelques kilos à Santa Ana! Encore une fois, le jeu des contrastes nous a permis de savourer toute la richesse du moment...

Et ce n’est qu’après avoir repris nos forces que nous avons ouvert les yeux pour vraiment voir où nous étions atterris. La route de Puyo à Banos est l’un des corridors les plus intéressants de l’Équateur du point de vue écologique : à Puyo, nous sommes aux portes du bassin de l’Amazone. À Banos, nous sommes aux portes des Andes. La route qui relie les deux passe donc d’un paysage à l’autre de façon assez dramatique et en deux heures, on peut voir la végétation et le relief du terrain se transformer à vue d’œil.

Banos est une toute petite ville, mais comme Mindo, elle est reconnue pour ses merveilles naturelles : ici, le Turunghua domine le paysage, même si en quatre jours, il n’a jamais daigné se sortir la tête des nuages pour nous montrer son majestueux profile!! À 5000m, il ressemble à un père de famille qui, avec ses rejetons, de « petites » montagnes de 2000m à 3000m, se sont donnés le mot pour encercler la ville. Le Pastaza traverse la ville, se taillant un passage au creux de vertigineuses falaises. Pour les amateurs d’émotions fortes, il y a du « canyoning » (escalade de falaises et de casdades), du « puenting » (genre de bungie jumping, mais en bas d’un pont et qui fait balancer le sauteur au lieu de le faire rebondir de bas en haut)), du rafting et d’innombrables circuits de vélos de montagne. Pour les plus mollos, les spas abondent, la ville compte plusieurs bons restos et on peut louer toute une panoplie de véhicules à moteurs – quatre routes, dune buggies, jeeps – pour visiter la région sans se fatiguer. Et pour les amateurs de paysages, il y a, en plus des montagnes, de nombreuses cascades toutes plus enchanteresses les unes que les autres à visiter…

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Et Banos – Banos de Agua Santa de son vrai nom – porte un culte dévoué à la Vierge de Agua Santa… Il faut prendre le temps d’aller visiter l’église, où de gigantesques peintures témoignent des nombreux miracles attribuer à la Vierge de l’Eau Sainte : un édifice sauvé des flammes, une grande malade guérit, un âne chargé sauvé des flots du Pastaza… à chaque fois, parce que la personne concernée s'est écriée "dans ce moment d'angoisse terrible, 'Ô Vierge de l'Eau Sainte, épargne-moi cette misère!' ". Et à côté d’une icône un peu beaucoup kitch de la vierge en question, un énorme espace ressemblant à un fumoir où les fidèles dévoués viennent allumer une chandelle. Quand nous y sommes passée le dimanche soir, il y avait assez de flammes pour faire grimper la température de quelques degrés – littérallement! Par contre, la cascade dédiée à la Vierge en bordure de la ville est très jolie.

Nous nous sommes offerts quelques petites excursions pour découvrir les trésors de la région :

• Sortie en « chiva » - espèce d’autobus bariolé sans fenêtres, pour faire « Route des cascades » : un tronçon de route qui longe la vallée du Pastaza, et au long duquel on retrouve de nombreuses cascades importantes. Parmi celles-ci, nous avons survolé la Cascada Agoyan en tarabita (oui, on les retrouve partout!); regardé la Manta de la Novia et le Pailon del Diablo de loin; et descendu 630m dans la vallée (à pied) pour contempler la majestueuse Machay qui déversait des trombes d’eau à nos pieds… Splendide!

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• Montée au belvédère Bellavista en taxi, dans l’espoir d’apercevoir le volcan… Mais peine perdue – malgré le soleil et le ciel bleu, il refuse de sortir.

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• Location d’un dune buggy pour monter au belvédère Las Antennas, à près de 3000m, dans l’espoir d’apercevoir le volcan… Mais peine perdue – malgré le soleil et le ciel bleu, il refuse de sortir. Oups! Est-ce que je me répète? Oui, je voulais vraiment voir ce fichu volcan qui fume encore…

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• Visite du zoo de San Martin qui, malgré sa petite taille, avait une belle collection d’animaux et oiseaux tropicaux, dans un environnement super joli.

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• Traversée en tarabita du Pastaza… parce que les tarabitas, c’est cool!

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Et pour notre dernier soir, les filles et moi nous sommes offerts une soirée au spa… Woot! Woot! Le bonheur… les filles ont adoré leur massage (30 min chacune) et moi, je me suis payée la totale : massage avec pierres chaudes, réflexologie, mini facial et pedicure (120 min)… Le tout, pour 65$ !!! Non mais sans blagues… Ça vaut presque la peine de se payer le billet d’avion ici, rien que pour ça!

Posté par Abud Nantel 19:18 Archivé dans Équateur Tagué banos ecuador Commentaires (3)

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