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Entrevue Voyage - Partie 1 : Manon

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Ma très chère copine Caroline Kealey m'a envoyé, il y a quelques mois, quelques questions qui s'adressaient à moi, à Alain et aux filles... Elle suit notre blogue depuis notre départ, mais s'intéressait aux dessous de notre aventure. Voici donc, à deux semaines de notre retour et en trois partie, notre 'entretien' avec Caroline.

QUESTIONS POUR MANON

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Q : QU'EST-CE QUI T'AS LE PLUS SURPRISE À DATE DANS LE VOYAGE?

M : En gros? À quel point c’est facile de partir ainsi, et de s’adapter à ce que la vie nous amène… Quand j’avais lu le livre des Stuemers, Diane disait que ‘la décision la plus difficile à prendre, c’est celle de partir’. Elle a complètement raison. Il ne faut pas avoir peur, juste faire confiance à la vie.

Q : QUAND EST LA DERNIÈRE FOIS QUE VOUS ÊTES SORTIS EN "DATE", JUSTE EN COUPLE ET OÙ ÊTES-VOUS ALLÉ?

M : Ouf!! Je crois que peut-être qu’on a eu quelques heures de solitude à un moment donné, mais je ne suis pas certaine… Une heure ou deux à Ceuta, où nous sommes allés nous balader dans le quartier piétonnier de la ville, pendant que mon amie Pilar gardait les filles. J’ai aussi eu une soirée de ‘chick flick’ au cinéma avec des amies en Espagne (sans Alain), et Alain a eu quelques soirées au bar avec les boys en Espagne et au Pérou (sans moi). À part ça, c’est famille, 24 x 7. Mettons que si quelqu’un veut nous offrir le service de gardiennage au retour, on ne dira pas non!

Q : TOUTES LES MAMANS ONT BESOIN DE SOLITUDE DE TEMPS À AUTRES … COMMENT TU FAIS POUR AVOIR DES MOMENTS SEULE?

M : En un mot? J’ai le meilleur mari du monde. C’est lui qui m’envoie prendre une pause de temps en temps (lecture, promenade en ville seule, yoga, trainer au lit un peu plus tard), quand il voit que j’atteins ma limite et que moi, je ne le vois pas… et j’essaie de faire de même pour lui.

Q : QU'EST-CE QUI TE MANQUES LE PLUS DE TA VIE À OTTAWA?

M : Les gens que j’aime. Sinon, de l’eau chaude dans la cuisine et un lave-vaisselle?

Q : QUELLE(S) DIMENSION(S) DE VOTRE VOYAGE VOUDRAIS-TU REMPORTER À TA VIE À OTTAWA?

M : La qualité et la quantité du temps que nous passons ensemble, la simplicité de notre vie (il n’y a pas de ‘clutter’!) et la spontanéité que nous accorde un horaire moins chargé d’obligations.

Q : EST-CE QUE TU RESTES BRANCHÉE AVEC LES NOUVELLES CANADIENNE ET LES DÉVELOPPEMENTS À TON TRAVAIL, OU EST-CE QUE TU ES COMPLÈTEMENT DÉBRANCHÉE?

M : C’est gênant de dire à quel point je suis débranchée!! Je crois avoir fouillé pour des nouvelles canadiennes trois ou quatre fois pendant l’année, au maximum… sinon, ma vision du monde se réduit à ce que mes amis racontent sur Facebook. Côté travail, j’ai gardé un œil sur ce qui se passait, mais de façon complètement détachée – aucune implication intellectuelle ou émotive. Ils sont très gentils, car ils m’ont laissé complètement libres et ont respecté mon vœu de me ‘débrancher’ à 100 p. cent.

Q : DÉCRIS-NOUS UN PEU L'EXPÉRIENCE DE NE PAS TRAVAILLER PENDANT UNE PÉRIODE PROLONGÉE — QUELS SONT LES CÔTÉS LES PLUS POSITIFS? Y-A-T'IL DES CÔTÉS MOINS POSITIFS (DIFFICILE DE S'IMAGINER, MAIS CE SERAIT INTÉRESSANT DE SAVOIR!)

M : Je crois pouvoir dire que je suis faite pour une vie d’oisiveté… Franchement, même si j’aime mon boulot et que j’en retire une grande gratification, je ne suis absolument pas pressée d’y retourner… Le travail, pour moi, ça a toujours été quelque chose qu’il faut faire afin de financer ses choix de vie. J’ai tant à vivre à l’extérieur du travail!! C’était donc un plaisir – et un luxe – incroyable de pouvoir ‘débrancher’ et mettre mes énergies ailleurs : dans ma famille, dans les relations humaines avec ceux qui ont croisé notre route, dans la découverte, dans la réflexion. J’en prendrais encore plusieurs, des années comme ça! De fait, je commence déjà à penser à la prochaine ronde…

Q : COMMENT SE PASSE LA "LOGISTIQUE" DE LA VIE LORS DE VOTRE VOYAGE — LES TÂCHES DANS LE QUOTIDIEN QUI SONT SANS DOUTE BIEN DIFFÉRENTES (PAR EXEMPLE, LA LESSIVE, LE MÉNAGE, SE FAIRE LA TOILETTE, LES REPAS …)

M : Ça a évolué au fil du voyage. En Europe, nous étions presque toujours chez des ami, alors nous avions accès aux ‘services essentiels’ et partagions les tâches du quotidien : cuisine, lessive, accès aux épiceries… Par contre, il est certain que les maisons européennes ne sont pas aussi énormes que les nôtres, alors nos amis ont été très généreux de partager leur espace et leur vie avec nous – nous avons envahi bien des salons! Il faut dire, par contre, que j’ai souvent eu des pensées amoureuses pour ma grosse laveuse et ma grosse sécheuse… les appareils électro-ménagers, comme les voitures, sont beaucoup plus petits en Europe!

En Amérique du Sud, nous avons passé une partie du temps chez des familles, où là encore, nous partagions le ‘train-train’ du quotidien… en découvrant une autre version des ‘services essentiels’. À Puerto Quito, par exemple, la maison n’avait pas de frigo et l’épicerie la plus proche était à 30 minutes en voiture. Nous vivions largement de ce que la terre avait à offrir – donc du yuka (manioc) et des bananes ou plantanes cuites à presque tous les repas… deux aliments que les filles n’ont jamais appris à aimer. Heureusement qu’il y avait aussi du riz!! Il n’y avait pas non plus de machine à laver, alors c’est dans la rivière que nous faisions la lessive (les filles adoraient participer!), en espérant que le soleil sortirait assez longtemps pour tout sécher. À Santa Ana, c’était pareil : lessive dans une laverie commune, dehors, à côté du champs de soccer… et nos vêtements n’ont jamais séché. Quand nous sommes partis, tout était moisi! Et le ‘magasin du coin’ ne vendait que des œufs, du riz, du thon en boîte, du sel, de la bière et des bonbons. La ville la plus proche était à une heure de bus. Encore une fois, on devait se démerder avec ce qu’il y avait. Heureusement que le mozzarella peut survivre à la température de la pièce pendant quelques jours – j’en ai cuit des grill cheeses!!

Côté hôtel, nous avons presque toujours réussi à en trouver qui avaient des cuisines communes (très commun en Équateur, et dans une certaine mesure, au Pérou) – ce qui nous permettait de faire les courses au marché du coin et préparer nos repas… une cuisine simple, mais au moins, faite maison. En plus, ils offrent généralement le service de lessive au kilo – et ça vous revient tout beau, tout propre, souvent séché au soleil… Un excellent investissement!

Q : OÙ EST-CE QUE T'AS ÉTÉ TE FAIRE COUPER LES CHEVEUX LA DERNIÈRE FOIS? COMMENT ÇA A ÉTÉ?

M : Heureusement que je ne suis pas trop particulière pour ce genre de chose! À Lille, j’ai trouvé quelqu’un de bien et je me suis fait épiler les sourcils dans un espèce de ‘walk-in wax shop’. À Quito, nous avons passé quelques jours chez une vieille dame (par le biais de notre programme de bénévolat) et il y avait un coiffeur colombien dans son édifice – quel numéro!! Un mec, boutonneux et bedonnant, avec des manières de cage aux folles, qui met une photo de lui habillé en travestie sur sa carte d’affaire… Il était génial! Il m’a coupé les cheveux (très belle coupe, mais beaucoup trop courte! Ça faisait des mois que j’essayais de faire pousser mes cheveux) et fait les sourcis… pour 12$. À Cusco, je suis allée chez la coiffeuse du quartier – très belle coupe, 3$. Ça vaudrait la peine de s’acheter un billet d’avion pour venir se faire pomponner ici! Et les massages d’une heure valent 20$...

Q : SI TU AVAIS À CHANGER UNE CHOSE DE VOTRE VOYAGE À DATE, QU'EST CE QUE SE SERAIT?

M : Rien. On a eu très peu de pépins, fait très peu de conneries, et vécu des choses extraordinaires. Dans un monde idéal, nous n’aurions pas eu à faire l’école avec les filles (ça a été très pénible pour tous par moments), mais en même temps, ça a imposé une certaine structure à nos journées et c’était très important pour nous que les filles ne soient pas pénalisées socialement au retour en redoublant leur année.

Q : EN VIVANT EN FAMILLE PRESQUE CONSTAMMENT, AS-TU APPRIS DES TRUCS POUR NÉGOCIER LA PAIX ET/OU RÉGLER LES CHICANES QUE TU PEUX PARTAGER AVEC NOUS?

M : En cas de conflit… faut en parler.
1) Respirer par le nez avant de parler. 2) Écouter plus que parler. 3) Si la tension est trop forte, aller prendre une marche avant de parler. 4) Ne pas laisser traîner les problèmes. En parler ouvertement à mesure qu’ils se manifestent. 5) Parler des causes et des conséquences de nos actes, et encourager chacun à assumer pleinement ses engagements et ses responsabilités.

Posté par Abud Nantel 19:59 Archivé dans Costa Rica Commentaires (3)

Cusco, Arequipa et Lima (par : Chloée)

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CUSCO
Cusco n’est pas la capitale du Pérou, mais c’est la ville la plus visitée parce que c’est l’entrée à Macchu Picchu et la Vallée Sacrée, où il y a tous les temples Incas. Cusco est une belle ville, mais il fait très froid car c’est en haute altitude.

Cusco est pleine de belles choses incas, comme la Pierre aux 12 angles : c’est une pierre qui a 12 angles (12 côtés), qui est dans un mur inca. Les 12 angles représentaient les 12 familles royales qui vivaient dans le temple. Les incas construisaient les murs légèrement penchés, car s’il y avait un tremblement de terre, ils ne tombaient pas. Aussi, ce qui aidait, c’est qu’avec une roche spéciale, ils polissaient les grosses pierres pour qu’elles soient lisses et comme ça, elles pouvaient glisser entre elles pendant un tremblement de terre et ne pas craquer. Les portes et les fenêtres étaient en trapèze, pour être plus solide pendant un tremblement de terre. Cusco est une zone de tremblements de terre, alors dans les édifices, il y avait des affiches qui disaient ‘zone de sécurité en cas de tremblement de terre’. Nous, on n’a pas rencontré un tremblement de terre…

Les choses que j’ai le plus aimé voir, c’était la Plaza San Blas qui est le plus vieux coin de la ville de Cusco. J’aimais la Plaza San Blas, parce que c’était un petit coin tranquille et à tous les dimanches, il y a un petit marché. J’ai aussi aimé le Qoricancha, car il y avait des ruines incas et une église Catholique par-dessus. Dans le temps des espagnols, ils avaient construit une église et il y a eu un tremblement de terre : l’église s’est effondrée, mais pas les murs incas. J'ai aussi beaucoup aimé les marchés d'artisanat de Cusco.

Sacsaywaman est un gros temple inca qui est juste en haut de la ville de Cusco. Ce que j’ai le plus aimé là, c’est qu’il y avait des glissades en pierre que les incas on naturellement trouvé là. Eux les utilisaient pour recueillir l’eau de pluie, mais maintenant, on peut les utiliser comme une glissade. Ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’on a marché dans un gros tunnel : le tunnel était tellement noir qu’on ne pouvait pas voir et il fallait se tenir un à l’autre. Il fallait mettre nos mains pour toucher les murs et ça faisait comme si on était aveugle. Dans les murs, il y avait une pierre qui pesait environ 130 tonnes. La pierre était comme trois fois plus grande que papa! De Cusco, on a aussi visité plusieurs ruines incas, comme Macchu Picchu et Moray.

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AREQUIPA
De Cusco, on est allé à Arequipa. Arequipa est la troisième plus grande ville du Pérou et ils l’appellent la Ville Blanche, car elle est faite avec de la pierre volcanique blanche. Arequipa est à 2300m d’altitude, 1000m de moins que Cusco, alors il fait plus chaud – environ 20oC. J’étais contente de retrouver la chaleur!

À Arequipa, on a visité le monastère Santa Catalina. Les filles qui rentraient au monastère ne pouvaient plus sortir. Elles commençaient à y rentrer à l’âge de 12 ans. À l’intérieur du monastère, il y avait des rues qui avaient le nom de villes d’Espagne, car c’était surtout les familles riches d’espagnols qui envoyaient leurs enfants dans ce monastère.

Quand on était à Arequipa, on a fait un trek de 3 jours pour aller au Colca Canyon, le canyon le plus profond au monde. Pour aller là, on a fait quelques arrêts : le premier arrêt, c’était une forêt de pierres. Ensuite, on est allé voir les vicunas; puis on a passé dans une vallée qui avait des millions de terrasses d’inca. Mon arrêt préféré était à la Cruz del Condor (croix des condors). C'était un point de vue pour observer les condors. On a descendu jusqu’en bas du Colca Canyon en marchant et ça nous a pris trois heures. Le sentier était dur : il y avait beaucoup de marches en pierre et il était long (6km) et à pic (on a descendu 1200m). Ce jour-là, on était chanceux parce qu’il n’a pas plu. On a fait du camping en bas du Colca Canyon : le jour il faisait chaud et on s’est baignés dans la piscine et le soir, c’était plus froid, mais on était quand même corrects. Pour ressortir du canyon, la montée était trop dure, alors on a pris une mule. Une mule est plus petite qu’un cheval, mais plus grande qu’un âne. Notre tour de mule était cool!

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LIMA
Lima, c’est la capitale du Pérou et elle a une population de 9 millions d’habitant. C’est une ville très polluée. À Lima, on a fait un ‘City Tour’. Un de mes arrêts préférés était les catacombes du Monastère San Francisco. Les catacombes, c’est où ils enterraient les morts en-dessous de l’église. Les scientifiques qu’il y avait environ 25 000 personnes qui ont été enterrés là. Dans les catacombes, il faisait noir, mais il y avait des lampes. Il y avait une pièce qui avait environ 40 boites de 10m3, qui étais remplie d’os de bras et de jambes. Dans une autre salle, il y avait un gros puis en forme de rond, qui mesurait 5m de diamètre et 10m de profond… rempli de crânes. Les catacombes étaient cools! On a aussi visité la Plaza Grande, où il y a une fontaine qui, le jour du Pisco, jette du Pisco au lieu de de l'eau (le Pisco c'est une sorte d'alcool!).

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Pour finir, on est allé un spectacle de son et lumières sur des fontaines. Ce parc est le parc avec le plus de fontaines géantes au monde. Ma préférée, c’était la fontaine arc-en-ciel : elle était faite comme en escalier, et chaque escalier avait une couleur de l’arc-en-ciel. J’ai aimé le spectacle de son et lumières : il y avait des belles choses, comme ils projetaient des images de fleurs et des lasers verts qui faisaient vraiment beau sur les fontaines. Dans ce parc, c’était la première fois du voyage qu’on a eu de la barbapapa… elle était bleue!

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Le Pérou était le fun. On a fait pleins d’activités spéciales.

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Posté par Abud Nantel 12:04 Archivé dans Pérou Tagué peru machu_picchu arequipa lima cusco Commentaires (3)

À Huacachina et Nasca, dans le désert (par : Arianne)

sunny 29 °C
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Pendant notre voyage au Pérou, on est allé à Huacachina et à Nasca, et après, on est retourné à Huacachina parce qu’on a tellement aimé ça.

HUACACHINA
Huacachina, c’est à côté de Ica. Au milieu de Huacachina, il y a un oasis. Un oasis, c’est un petit trou d’eau au milieu du désert. Avant, à Huacachina, il y avait 7 oasis mais maintenant, à cause des changements climatiques, il n’en reste qu’un. Maintenant, ils sont obligés de pomper de l’eau dans l’oasis pour maintenir le niveau de l’eau, parce que s’ils ne pompaient pas d’eau, il se pourrait qu’il n’y ait plus d’eau. C’est possible que dans 4 ou 5 ans, il n’y ait plus d’oasis à Huacachina… Je trouverait ça dommage, s’il n’y avait plus d’eau dans le désert de Huacachina.

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Autour de Huacachina, il a pleins de dunes de sable. À l’hôtel, où on était, il y avait une dune de sable juste à côté et nous l’avons montée – c’est très dur de monter une dune de sable! La dune était énorme à côté de notre hôtel! Elle mesurait à peu près 800m de haut!

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L’hôtel s’appelait El Huacachinero et il y avait une piscine, parce que là-bas, il fait très chaud, alors tous les hôtels avaient des piscines… sauf qu’elles étaient très froides! Quand on allait dans la piscine froide, ça faisait du bien, mais on ne restait jamais très longtemps dedans (parce que maman et papa trouvaient ça trop froid et ils ne voulaient pas toujours se baigner avec nous).

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À Huacachina, on a aussi fait du sandboarding. C’est comme du snowboarding, sauf qu’on est sur du sable et au lieu d’être debout sur la planche, on est couché dessus. Alain a essayé de descendre debout sur la planche, et il a dit que c’était pas comme la neige, c’était beaucoup plus lent… alors il n’arrêtait pas de tomber! Quand on descendait couché, c’était beaucoup plus vite – c’était comme si on glissait sur la neige, sauf qu’on était sur une planche qui ressemble à une snowboard. Il fallait mettre des lunettes de soleil pour que le sable ne revole pas dans nos yeux et quand on glissait, défois, on mangeait du sable parce qu’on allait tellement vite et que les côtes longues.

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Pour monter les côtes, on était avec un tour qui nous montait en ‘dune buggy’ : le dune buggy, ça a un gros moteur et des grosses roues. Le chauffeur nous conduisait vite, très, très vite. Il montait les grosses pentes et ensuite, on descendait les grosses pentes. Ça faisait penser à un manège!

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NASCA
À Nasca, on est allé voir les ‘lignes de Nasca’. Les lignes de Nasca, ce sont des dessins dans le sable et ils sont tellement gros que pour les voir, il faut voler en avion. Il y a aussi une tour sur l’autoroute pour les regarder, mais on en voit juste deux et on les voit mal. Nous on a fait l’avion et on a vu plusieurs figures. Des fois on les voyait bien, des fois on les voyait mal. Par exemple, on a vu un singe, un colibri, des mains, un arbre, un bébé condor. L’avion faisait souvent des tournants pour que les deux côtés puissent voir. Nous, on était tous seuls dans notre avion parce que c’est des avions de quatre, avec le pilote et le copilote. Ça donnait un peu mal au cœur, mais j’ai aimé ça parce que c’ est encore un des mystères de la planète.

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Après les lignes de Nasca, on est allé à un cimetière ancien qui s’appelle Chauchilla. Moi, j’ai pas aimé ça parce que j’aime pas ça les momies en général. Mais Chloée, Maman et Papa ont adoré ça.

Après, on est allé voir comment ils faisaient la poterie et comment ils faisaient l’or. Pour faire l’or, ils utilisent environ 2kg de mercure – le mercure, c’est du métal liquide qui est très, très dangereux pour l’environnement.

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Après, on est retourné à Huacachina, mais pas même au hôtel. Cette fois-ci, l’hôtel s’appelait Hostal Curasi. On a refait du sandboarding parce qu’on a beaucoup aimé ça.

C’était très amusant, sauf pour les momies!

Posté par Abud Nantel 09:07 Archivé dans Pérou Tagué peru nasca huacachina ica Commentaires (2)

Le désert pour dessert… (par : Manon)

sunny 29 °C
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L’avion se pose à l’aéroport international de Callao et notre chauffeur (un autre des bénéfices associé au programme de Peru’s Challenge) nous mène jusqu’à notre hôtel (El Faro), dans le quartier Miraflores, 45 minutes plus loin, en passant par une panoplie de quartiers hétéroclites : industriel, commerçant, classe moyenne, délabré, cossu… C’est que Lima, c’est grand. Très grand. La ville compte 9 millions d’habitants et 43 districts qui agissent comme 43 petites villes, chacune avec son propre maire, son conseil municipal et le pouvoir de prélever des impôts. Au-dessus de tout cela, la métropole compte aussi un supra-conseil municipal, mené par Madame la mairesse Susana Villarán de La Puente.

C’est ici, le 18 janvier 1535, que Francisco Pizarro a décidé de fonder sa capitale du Nouveau Monde… Cusco, capitale des Incas, perdue dans les montagnes, ne lui était d’aucune utilité : il avait besoin d’un port de mer pour faire partir toutes les richesses qu’il accumulait vers la mère patrie. Il l’a baptisée ‘Ciudad de los Reyes’ – en l’honneur des rois mages, dont c’était la fête au début janvier, mais c’est le patronyme indigène de l’endroit qui a collé : Limaq, qui deviendra Lima.

C’est un lieu particulier : la terre est riche et fertile, et trois rivières irriguent la plaine. Les indigènes (les cultures Maranga et Lima, entre autres) ont développé un vaste système agricole et on retrouve d’imposantes pyramides religieuses et funèbres dans la région, incluant un important complexe archéologique en plein cœur du quartier huppé de Miraflores (les pyramides de Huaca Pucclana). À une trentaine de kilomètres au sud de Lima, on trouve l’énorme centre cérémonial Pachacamac (que nous devrons revenir visiter un jour…).

Nous n’avons passé qu’une journée ici à notre arrivée, ce qui nous a donné le temps de faire le ‘City Tour’ (offert par Peru’s Challenge), avec le groupe de bénévoles qui allaient prendre notre place au Volunteer House pour le mois de mai. C’était bien sympathique de faire leur connaissance et de partager nos histoires de Cusco, tout en découvrant certains endroits mythiques de Lima avec eux :

- la Plaza Mayor, bordée par les trois grands pouvoirs de la Nation – le Palais Présidentiel, la Cathédrale et le Palais Épiscopal, et l’Hôtel de ville;

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- l’hôtel Gran Bolivar, où l’on aurait inventé le Pisco Sour, cocktail national du Pérou (quoiqu’en pensent les Chiliens qui réclament aussi le monopole de cette boisson);

- la fontaine de la Plaza Mayor, où, à chaque année, l’eau est remplacée par quelques 1300 litres de Pisco distribué gratuitement aux fidèles en l’honneur de la journée nationale du Pisco;

- la Plaza San Martin, où un sculpteur étranger a mal compris la commande qu’on lui passait : sur la statue à l’effigie de la Nation, il a mis un llama (la bête) au lieu de la ‘flama’ (une flamme) qu’on lui avait commandée;

- l’hôtel Français, un véritable Château de Moulinsart construit au 19e siècle pour encourager les riches à vivre en appartement plutôt que dans des maisons particulières;

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- les catacombes du Monasterio San Francisco, où reposent les os de quelques 25 000 fidèles qui croyaient arriver au ciel plus vite si ils étaient enterrés dans les entrailles de Notre Sainte Mère l’Église…

Et, bien entendu, les grandes artères, les musées, les édifices coloniaux... Et le ceviche!! La ville dans son ensemble n’est pas particulièrement jolie – peut-être car elle est si immense – mais son centre et le quartier historique valent certainement le détour.

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On se serait attendu à ce qu’une ville de cette taille soit entourée de vastes vallées verdoyantes, semblables à celles que nous avons vu à Cusco. Mais non. Le saviez-vous? Lima est la deuxième plus grande ville bâtie dans le désert – la plus grande étant Le Caire, en Égypte. Toute la côte du Pérou, et particulièrement la partie sud du pays, est aride et sèche comme la peau des momies millénaires que nous avons vues à Nasca…

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Le lendemain matin, nous sommes partis en bus vers Ica (environ 4,5 heures de Lima) et n’avons eu de cesse de nous émerveiller devant l’aridité du paysage. D’un côté, les vagues d’aciers du Pacifique, coiffées de leurs écharpes de mousseline blanche; de l’autre, de vastes étendues de sable doré contre un ciel d’azur. Et plus nous nous éloignons de Lima, plus le paysage devient désertique : le sable s’accumule en dunes qui cachent la mer, le soleil fait rôtir la terre qui semble vouloir s’évaporer… et tout à coup, ici et là, de vastes champs de vignes verdoyants! Bien que la terre soit aride et qu’il ne pleuve que quelques heures par années (!!), il ne faut que quelques gouttes d’eau pour faire fleurir tout ce qu’on plante ici : vignes, artichauts, asperges… La région de Pisco est couvertes de vignes qui ont fait sa renommée.

Nous arrivons à Ica et sautons dans un taxi qui nous amène à l’oasis de Huacachina (Hotel El Huacachinero), à environ 7km de la ville. Fermez les yeux et imaginez un oasis… Peut-être voyez-vous un petit lac scintillant, entouré de palmiers, perdu au milieu de dunes de sable qui s’étendent à perte de vue sous un ciel bleu? Eh bien, voilà : Huacachina. Je ne croyais pas que ce genre d’endroit existait à l’extérieur des contes des milles et une nuit… Les dunes sont si hautes que les quelques édifices qui entourent l’oasis ont l’air de maisons de poupées. Et les couleurs sont si pures! Magique.

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Mais nous sommes venus ici avec un but bien particulier : celui de faire du sandboarding. Les paysages, c’était un bonus inespéré! Alors vers 16h30, nous sommes partis dans le ‘Green Buggy’ de l’hôtel El Huacachinero, pour une randonnée exhilarante dans les dunes… Wow! Notre chauffeur, un gros nounours impassible, nous fait gravir les dunes à toute allure et redescendre de l’autre côté, style montagnes russes. Ça monte, ça descend, ça tourne… l’air est doux et chaud, la lumière de la fin du jour est dorée, et on a l’impression d’être au bout du monde. On crie de plaisir à chaque bosse!

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Et puis, on s’arrête en haut d’une dune pour la pièce de résistance : le sandboarding. Activité inspirée du snowboarding, mais qui se pratique sur le sable… Pour les experts, on se met debout sur la planche et on descend avec grâce et élégance (Alain vous dira que même si l’équipement est le même, la technique et l’expérience sur le sable diffèrent de celles sur la neige!); pour le commun des mortels, on se couche sur la planche et on descend sur le ventre, comme quand on va glisser sur les collines de neige chez nous… Trop cool!! Non mais vraiment… trop, trop cool! On s’est éclatés sans bon sang. Et ça va vite! Vraiment vite! Et les dunes sont hautes… vraiment hautes! Et pour ceux qui s’inquiètent de notre sécurité : ne vous en faite pas, tout est fait dans les règles de l’art.

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Et pour finir, coucher de soleil sur la dune… Franchement, je ne sais pas ce qu’on a fait pour mériter tout ce bonheur, mais nous apprécions chaque seconde qui nous est donnée!

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Le lendemain matin, nous décidons de partir pour Nasca, à environ 2,5 heures de bus. Là, ce sont les fameuses ‘lignes de Nasca’ qui nous attirent : des géoglyphes gigantesques (les plus grands atteignent plusieurs centaines de mètres de longueur), tracés dans les plaines rocheuses, par une culture maintenant disparue… C’est le genre de truc que j’avais sur ma liste de choses à voir depuis des décennies. Il faut dire que nous avons hésité longuement avant d’y aller, car de nombreux voyageurs nous ont dit que ça ne valait pas nécessairement le prix, que les chances de régurgiter son souper dans l’avion sont très élevées, que ce n’était pas sécuritaire… Mais qu’il soit dit qu’en ce qui concerne notre expérience, tout cela est archi-faux! Il y a quelques années, quelques opérateurs irresponsables ont causé divers accidents sur les lignes, alors le gouvernement du Pérou a resserré la vis et il ne reste plus que quelques compagnies qui offrent un service sécuritaire et professionnel. Nous sommes partis dans un petit Cessna vers 7h10, et pendant 35 minutes, nous avons été émerveillés par la magie des géoglyphes, sous un ciel d’azur... sans problèmes de mal de l’air. Franchement, c’est vraiment quelque chose à voir…

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Notre hôte et gentil organisateur Lucho, de l’Hospedaje Yamaya à Nasca, nous avait fortement conseillé de ne pas manger avant le vol (question d’avoir l’estomac un peu plus stable), alors nous sommes rentrés à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner. Ensuite, nous sommes partis avec un guide vers le cimetière de Chauchilla, où reposent des momies millénaires…

Ce cimetière est sis dans une vaste plaine aride, au pied de montagnes non moins arides, en vue du Cerro Blanco, montagne sacrée des Nascas et à 2800m, la plus haute dune de sable d’Amérique et possiblement du monde. Il a été redécouvert vers 1920, mais avait déjà été largement dévalisé par les ‘huaqueros’ (cambrioleurs de tombeau), tout comme des centaines de cimetières semblables dans les vallées environnantes. Ce n’est qu’en 1997 que les os et artéfacts de Chauchilla ont été replacés dans les tombeaux originaux et que le gouvernment du Pérou a mis en place les moyens pour protéger la douzaine de tombes qui étaient demeurées intactes. La valeur archéologique de ce site est inestimable : les momies datent de 200 à 900 ap. J.-C., et sont parfaitement intactes : les tissus arborent encore leurs couleurs, certaines momies portent de longues tresses noires (la longueur de la tresse témoignait du rang d’un individu, et à en juger par la longueur de certaines, il y avait ici des nobles ou des prêtres), elles sont encore emmaillotées en position fœtale. Et c’est là, juste à vos pieds, dans une fausse de briques d’adobe, en plein cœur du désert… Hallucinant.

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Autour des momies, on retrouve aussi des fragments de poterie laissés derrière par les huaqueros – ce qui est assez rare car la poterie Nasca est l’une des poteries polychromes les plus anciennes au monde, et a donc une très grande valeur au marché noir. Fait étonnant : notre guide nous a ensuite fait visité une fabrique où l’on crée de fidèles copies ce cette poterie, en utilisant les techniques et motifs traditionnels. Que ce soit pour mouler la terre, la peindre ou la cuire, la technique est presqu’exactement la même que celle que nous a enseigné notre amie de Santa Ana en Équateur… Ce fut, pendant longtemps, le même empire!

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Nasca vit en grande partie du tourisme associé aux géoglyphes, mais c’est une petite ville qui a définitivement une allure de Far West : l’air est sec, les gens ont survécu ici des millénaires dans des conditions impossibles (il pleut en moyenne une à deux heures par année et encore aujourd’hui, les fermiers utilisent les aqueducs construits par les Nascas il y a plus de 1000 ans pour irriguer leurs champs!!), et les chercheurs d’or ratissent les montagnes pour trouver LE filon et faire fortune… ou simplement, pour gagner quelques sous afin de sortir leur famille de la misère. Nous avons visité un atelier où les chercheurs d’or individuels peuvent venir raffiner leur or à la manière ‘artisanale’, moyennant une commission au propriétaire : un endroit où on leur fournit une meule pour moudre les kilos de pierres qu’ils ont extrait de la montagne au pic et à la pelle, et qu’ils ont transporté des kilomètres sur leur dos pour en arriver là; un bain de mercure, agiter par quelqu’un qui se met debout sur un balancier qui agite l’eau, pour séparer l’or des autres minéraux… Exactement comme on le faisait pendant la ruée vers l’or du Klondike.

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Et pour finir cette journée bien remplie? Nous sommes remontés sur le bus vers midi afin de revenir à Huacachina, juste à temps pour une autre sortie de sandboarding et dune buggy vers 16h30. Ouf!

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Et le lendemain, nous sommes repartis pour Lima, pour notre dernière journée au Pérou : ballade dans la vieille ville et dans les rues commerciales piétonnières bondées de monde; procession en l’honneur du 50e anniversaire de la canonisation de San Martin de Porres (avec Santa Rosa de Lima, c’est l’un des seuls saints né en terre péruvienne et une passante s’est empressée de me raconter tous les miracles qu’il avait réalisé rien que pour elle, alors imaginez pour le peuple péruvien tout entier…) et pour finir, spectacle de sons et lumières aux fontaines du Parque de la Reserva (qui détient le Record Guinness pour le plus grand ‘complexe de fontaines’), sous la Super Lune qui brillait de tous ses feux…

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Une soirée magique, pour clore le troisième et avant-dernier volet de ce voyage plein de magie.

Posté par Abud Nantel 13:53 Archivé dans Pérou Tagué peru lima nasca huacachina ica Commentaires (2)

Montage Vidéo du Pérou

sunny 14 °C
Voir Aventure 2011 2012 sur la carte de Abud Nantel.

Voici les montages vidéos de la portion Pérou de notre voyage : Le Pérou partie 1 et 2.

Au plaisir,

Arianne, Chloée, Manon et Alain

Posté par Abud Nantel 12:30 Archivé dans Pérou Commentaires (0)

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